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dimanche 24 janvier 2016

La chirurgie esthétique à l'étranger



1. Une société française propose
 a. des interventions de chirurgie à l’étranger par des médecins étrangers.
 b. des interventions de chirurgie esthétique à l'étranger par des médecins français.
 c. des interventions de chirurgie esthétique en France par des médecins étrangers.

2. Le patient peut :
 a. opter pour le chirurgien qu’il préfère.
 b. opter pour le lieu de l’opération et le médecin.
 c. opter pour le lieu de l’opération.

3. Le patient est en contact avec le médecin par...
 a. courriel.
 b. téléphone.
 c. visioconférence.

4. Le patient opéré fait une économie...
 a. de moins de 30%.
 b. de 30% à 50%
 c. de plus de 50%

5. Un autre avantage est que...
 a. la convalescence est rapide.
 b. la convalescence est tranquille.
 c. la convalescence s’allie au tourisme.

6. Selon le Docteur Latouche, la plupart des chirurgiens tunisiens sont :
 a. excellents.
 b. médiocres.
 c. moyens.

7. Selon le Docteur Latouche, les cliniques sont
 a. le personnel laisse à désirer.
 b. peu recommandables.
 c. très bonnes sur tous les points.

jeudi 8 mai 2014

Le tourisme outre-mer manque cruellement de dynamisme malgré ses atouts



 Le tourisme outre-mer, potentiel levier de développement économique et d'emploi, connaît une situation de crise structurelle liée au manque de pilotage des collectivités qui appelle "un indispensable sursaut" pour valoriser ses atouts, estime la Cour des comptes.


Elle consacre dans son rapport public annuel, publié mardi, tout un chapitre au tourisme en Martinique (9% de son PIB), en Guadeloupe (7%), à la Réunion (2,6%) et en Polynésie (7,7%), soit dans les trois départements et la collectivité où cette activité est "un atout fondamental". 
Dans des territoires frappés par un chômage à plus de 20%, le tourisme peine à décoller: après une expansion dans les années 90, il est en crise depuis le début des années 2000, "à contre-courant du dynamisme des îles tropicales concurrentes". 
L'épidémie du chikungunya en 2006 a amputé la Réunion de 40% de sa fréquentation hôtelière et la "crise du requin" depuis 2011 vient inquiéter les touristes, tandis qu'aux Antilles la longue crise sociale de début 2009 a engendré l'annulation de près de 10.000 séjours et laissé des séquelles. 
La Cour ne nie pas l'attractivité des îles voisines comme la République dominicaine, Porto Rico, Cuba, les Bahamas dans les Caraïbes, Maurice et les Maldives dans l'Océan indien ou bien Hawaï, Guam, les îles Cook et le Vanuatu pour la zone Océanie, tient d'abord à leur main d'œuvre bon marché et leurs normes moins drastiques. 
Mais cela n'explique pas toutes les difficultés, souligne la Cour, qui regrette des "interventions peu dynamiques des collectivités" et "une action publique souvent inefficace". 
Outre des "approches peu innovantes" ou une "coordination insuffisante", "l'aménagement" défaillant des sites, "la faiblesse de l'offre hôtelière", un "déficit d'accueil et de formation" (en langues parlées, horaires des magasins, etc.), sans parler du "manque de professionnalisme" dans la promotion, ces destinations sont aussi pénalisées par une accessibilité compliquée. 
L'offre aérienne est peu diversifiée et connait de fortes variations de prix avec l'impact des vacances scolaires françaises quand plus de 80% de la clientèle vient de l'Hexagone. De plus la délivrance des visas pose des problèmes. 
Des visas difficiles à obtenir 
Les régions, appelées par la Cour des Comptes à prendre le rôle de "pilote", ont d'ailleurs interpellé l'État sur cet sujet: être moins dépendant de la métropole nécessite de s'ouvrir à la clientèle "régionale". Or les formalités d'obtention de visas sont compliquées pour les visiteurs d'Australie, de Chine, de Corée ou d'Inde, au nom du risque migratoire à la Réunion. De même, Guadeloupe et Martinique ne faisant pas non plus partie de l'espace Schengen nécessitent des visas courts séjour spécifique.  
Difficile dans ce contexte de frilosité de donner corps aux initiatives de diversification de la clientèle comme la stratégie des "îles Vanille" dans la zone de l'océan indien qui consiste en une vente d'offre combinée inter-îles. 
Toutefois, les quatre îles françaises disposent d'"atouts indéniables" même s'ils sont encore "insuffisamment valorisés". La stabilité politique, la sécurité sanitaires par exemple sont prisées des seniors et des familles. La richesse culturelle et festive qui rythme la vie des îles pourrait aussi être mieux exploitée ainsi que "la qualité exceptionnelle du patrimoine naturel". 
Outre le classement à l'Unesco des cirques, pitons et remparts de la Réunion, cette île partage avec la Martinique et la Guadeloupe le fait d'avoir un volcan en activité. Donc potentiellement une activité de santé-thalassothérapie axée sur la "silver économie". 
Et s'il manque des lits, alors que seul un accroissement du nombre de chambres pourra entrainer la desserte aérienne, et que quasiment aucune grande chaîne internationale ne s'y est implantée, le développement de l'hébergement diffus comme le gîtes, chambres d'hôtes ou meublés de tourisme "est prometteur pour l'avenir". 
Toutefois aux Antilles, une relance du secteur, qui pourrait créer un cercle vertueux avec la pêche, le transport, l'artisanat et la restauration, reste conditionnée à l'épineuse question de la dette fiscale (50 millions d'euros) des groupes hôteliers, qui réclament un moratoire pour pouvoir s'adapter. 
L’Express- 11/02/2014 

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mercredi 7 mai 2014

A Fontainebleau, les grimpeurs font bloc



Initiation dans La Mecque de cette discipline qui s’impose dans le monde de l’escalade, et qui attire des émules de plus en plus nombreux.

Dans la forêt de Fontainebleau, on les repère aisément : en guise de sac à dos, ils portent un matelas rectangulaire revêtu d’une toile Cordura. Le «crashpad» est l’attribut de la tribu des «bloqueurs», ces grimpeurs singuliers, sans harnais ni cordes, dont les ascensions culminent à quelques mètres d’altitude. Des Spiderman qui dansent avec les gros rochers de grès essaimés sur le sable, entre hêtres et pins.
Longtemps, l’escalade de blocs a été confinée à un entraînement pour se préparer à la montagne, et le chaos de Fontainebleau considéré comme le site des Parisiens en mal de parois. Mais peu à peu, au vu des ascensions spectaculaires que réalisent les «Bleausards» quand ils débarquent à Chamonix - la face nord du Petit Dru en 1935 par Pierre Allain, ou la première de la face nord du Grand Capucin en 1955 par Lucien Bérardini et Robert Paragot -, le bloc s’impose : d’abord comme une école inégalable et, depuis les années 2000, comme une discipline à part entière.
Le week-end dernier, à l’initiative du Club alpin français, quelque 200 jeunes issus de clubs de toutes régions se sont retrouvés à Fontainebleau pour s’initier au bloc, aux côtés des grimpeurs d’élite du team Petzl.
B comme «Bleau»
A 60 kilomètres de Paris, c’est La Mecque, un site naturel exceptionnel qui attire des grimpeurs du monde entier. Figures de «Bleau», Jo et Françoise Montchaussé y ont découvert l’escalade il y a plus de trente ans et en ont fait la colonne vertébrale de leur vie. Sur environ 20 000 hectares de forêt, expliquent-ils, un chaos de grès hérité de la mer qui recouvrait jadis la région parisienne offre des milliers de rochers aux noms pittoresques : la Canche-aux-Merciers, le Cul-de-chien, le Bilboquet, le Potala, l’Eléphant…
«La variété des formes, des prises, des sols et des hauteurs est telle que du débutant à l’expert, de 7 à 77 ans, on peut trouver passage à son goût», témoigne Jo Monchaussé. Il existe des circuits balisés (de jaune pour les débutants à noir pour l’extrême) et des cotations pour les «voies» allant de 2A (enfants) à 8C (athlètes confirmés). Le grès procure un toucher sableux, «comme du papier de verre, avec une belle adhérence», apprécie Loïc Gaidioz, 30 ans, champion de France de bloc 2006.
«Bleau a toujours été un laboratoire, observe Jo Montchaussé. Par exemple, c’est ici qu’on a instauré l’usage de la résine, le "pof", pour favoriser l’adhérence, dès 1932, ou que Pierre Allain, grand alpiniste et éminent grimpeur de bloc, a inventé les chaussons d’escalade, en 1935.»
 L comme ludique
Avec le bloc, on pratique une escalade naturelle, comme celle à laquelle se livre spontanément un enfant. Ni corde ni harnais, ni assurance, juste un autre grimpeur pour parer la chute. «On explore, on tombe, on réessaie, encore et encore, pour réussir quelque chose de futile», dit Daniel Du Lac, champion de France et d’Europe, vainqueur de la coupe du monde en 2004.
«Le bloc, c’est un effort court, intense, explosif, avec un shoot d’adrénaline et le cœur qui passe de 60 à 220 pulsations minute en trois secondes ! poursuit Loïc Gaidioz. Tu respires un coup au début, un coup à la fin. Entre, tu es en apnée, tu peaufines tes mouvements. C’est un concentré de toutes les sensations que tu peux éprouver en escalade.»
«Avec le bloc, tu travailles l’explosivité, la force mais aussi la précision extrême. Ton corps mémorise et ça te sert ensuite en falaise ou en montagne, ajoute la Suissesse Nina Caprez, 28 ans, étoile des grandes voies. Tu apprends à poser le pied comme il faut, à prendre la prise correctement, tu répètes vingt, trente fois, jusqu’à ce que ton corps soit vraiment dans l’effort à faire.» Pour Luc Jourjon, du Club alpin français, le bloc a révolutionné l’escalade : «Aujourd’hui, aucun grimpeur de haut niveau ne peut s’en passer.»
 O comme otarie
Il ne suffit pas de monter : «sortir» du bloc à Fontainebleau est souvent un passage délicat. Parfois, le bloqueur se retrouve à «faire l’otarie» au sommet de son rocher : il sort en rampant à plat ventre sur un bloc arrondi et lisse et prie pour que ça ne glisse pas, pour éviter «la zipette»…
C comme chute et crashpad
La chute est inhérente à l’escalade de bloc, et inévitable pour progresser. Avant, il n’y avait que le pareur, un autre grimpeur, au pied du bloc, pour ralentir et amortir la chute. En 1995, sont apparus les premiers matelas amortissants, grâce à Jo et Françoise Montchaussé. En un ou plusieurs morceaux, mais toujours pliable, le crashpad, surface plane composée de mousses aux densités différentes, préserve le dos et évite les entorses.
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lundi 28 avril 2014

mercredi 23 avril 2014

lundi 17 mars 2014

Saint-Pierre-et-Miquelon, cousin éloigné

Dans ce petit morceau de France perdu dans l’Atlantique Nord, les 6 000 habitants commercent et échangent avec le voisin canadien. Mais leur histoire, leur langue et leur identité sont toujours tournées vers la métropole.

L’archipel semble oublié de tout, balayé par la neige et les vents d’hiver. Les façades des maisons sont soigneusement peintes en rouge, bleu roi ou jaune vif. Tous les quatre ans, chaque famille s’applique à protéger le bois du blizzard, avec une aide de la mairie (700 euros). Sur l’année, il fait en moyenne 5 °C, et il faut pouvoir lutter contre les éléments. Ici, même pour faire 10 mètres, on prend sa voiture, un de ces gros pick-up 4 × 4 soldés par Ford, donc beaucoup moins chers que n’importe quelle automobile sortie des usines françaises.
Pas d’enseigne alimentaire nationale dans la bourgade de Saint-Pierre, Marcel-Dagort est la seule grande surface. Pas de livraison du courrier non plus : chacun prend le temps de se rendre à la grande poste près de la gare maritime pour consulter sa «box». On vit du bâtiment ou du chantier de la nouvelle centrale électrique, située à l’autre bout de la petite ville. Sinon, on travaille dans l’administration ou dans un commerce touristique d’été, lorsque les Terre-Neuviens viennent pour se dépayser. Ou pour la radio-télévision du service public, SPM Première, qui emploie près de 90 salariés. 
Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est un morceau de France perdu dans l’Atlantique Nord. Personne ne se rappelle qui avait appelé les «Onze Mille Vierges» ces quelques îlots situés au sud de Terre-Neuve (Canada), avant que Jacques Cartier ne leur donne leur nom actuel, lorsqu’il débarqua en 1536 avec la Grande Hermine. Comme personne n’a jamais compris comment ce petit territoire, tour à tour français, anglais, puis définitivement français depuis 1815, réussissait à résister au géant canadien. Pourtant, il n’y a aucun doute sur l’identité française de ces 6 000 âmes, d’origine normande, bretonne, espagnole et basque, qui composent l’essentiel de la population de Saint-Pierre, la plus petite des trois îles. A Langlade et Miquelon, les phoques sont probablement plus nombreux que les habitants…

LA MORUE SERT D’APPÂT

Son statut de collectivité d’outre-mer donne à l’archipel un régime douanier propre régi par un conseil territorial. Mais Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est avant tout un archipel de marins créé par les marins, qui a quasi exclusivement vécu de la morue. Jusqu’en juillet 1992, date du moratoire sur la pêche imposé par le Canada qui fut un coup de grâce pour cette petite communauté.
A l’époque, le cabillaud, l’autre nom de ce poisson des mers froides, pêché avec des moyens de plus en plus sophistiqués, était en train de disparaître dans tout le Canada atlantique. Des universitaires canadiens mènent alors une étude sur les larves de morue en pleine mer afin de découvrir pourquoi sur les deux ou trois millions d’œufs pondus par une femelle, trois ou quatre seulement survivent. L’étude pousse les autorités canadiennes à interdire sa pêche pendant deux ans. Une décision qui va expédier vers un chômage certain près de 40 000 pêcheurs et travailleurs du secteur de la transformation du poisson dans toute la région (Terre-Neuve, Golfe du Saint-Laurent, Nouvelle-Ecosse) .
«Avant, les chalutiers de grande pêche pouvaient rapporter plus de 400 tonnes de morue en quelques jours, rappelle Enrique Perez, capitaine du port de Saint-Pierre et unique employé de la capitainerie. La pêche était prospère. Toute la flotte espagnole préférait venir ici plutôt qu’à Saint-Jean-de-Terre-Neuve. Le groupe espagnol Pescanova s’était même bien installé sur l’île. Puis la main-d’œuvre est partie à cause du moratoire. La France n’a pas défendu ses intérêts et, depuis l’arbitrage du tribunal de New York, il ne nous reste aujourd’hui qu’une petite bande de pêche de 3 milles nautiques de large sur 12 de long [5 kilomètres sur 20, ndlr].»
Les usines de transformation qui employaient 500 personnes sur l’archipel ont fermé et seulement sept bateaux de pêche travaillent encore avec le crabe des neiges, la crevette rose ou la saint-jacques, et maintenant le concombre des mers pour le marché chinois. «La seule usine se trouve à Terre-Neuve, à trois heures de mer, du coup, on ne fait plus tourner la main-d’œuvre locale», continue Enrique Perez qui compte, comme beaucoup, sur la construction prochaine d’un hub portuaire destiné à accueillir les grands navires de croisière pour relancer l’activité sur Saint-Pierre-et-Miquelon.
Avec la disparition de la pêche industrielle, l’économie saint-pierraise doit s’adapter et les pêcheurs diversifier leur activité. Les bateaux deviennent plus petits et surtout moins nombreux. «Le poisson se trouve à plus de 100 milles des côtes, dans des zones que le Canada contrôle aussi à cause du pétrole, affirme Stéphane Poirier, un des gros pêcheurs encore actifs. La morue ? Bien sûr qu’il y en a toujours, mais on ne peut plus la pêcher, on ne peut plus la traiter. Elle est achetée une bouchée de pain pour en faire de l’appât, alors qu’en métropole elle est vendue 20 euros le kilo ! Et puis, va dire aujourd’hui à un gosse de Saint-Pierre de partir dix jours en mer sur un bateau de pêche ! Je n’ai que des équipages canadiens, car plus personne ne veut faire ce métier, ici.»

A LA CHASSE AU LIÈVRE ARCTIQUE

Karl Beaupertuis, autre pêcheur traditionnel de l’île, a lui aussi dû changer sa façon de travailler. Il regrette le manque de flexibilité des deux banques locales pour l’obtention d’emprunts. «On est revenu à la pêche, mais il n’y a pas de crédit maritime, j’ai dû hypothéquer ma maison pour pouvoir continuer à bosser. Mais nous restons sur des marchés marginaux. Même au plus fort de l’activité, nous ne représentons rien face aux Canadiens. Le rapport euro-dollar nous pénalise.»
On est loin de l’opulence des années 20, à l’époque de la prohibition en Amérique du Nord. L’archipel avait alors quelque peu délaissé la pêche pour une autre source de revenus, moins fatigante. A cette époque, malgré les nombreuses sommations du géant américain pour que l’archipel respecte ses nouvelles lois, la France fait la sourde oreille et les Saint-Pierrais empochent les dollars. Près de 350 000 caisses d’alcools en tous genres transitent chaque mois par l’île. Le petit port est envahi par les contrebandiers américains et canadiens et leurs bateaux ultrarapides capables d’échapper aux arraisonnements en pleine mer. Les entrepôts de poisson sont transformés en caves à alcool. Les nombreux bars, qui aujourd’hui ne se comptent plus que sur les doigts d’une seule main, tournent à plein régime. Et on affirme toujours qu’un certain Al Capone a séjourné à l’hôtel Robert, face à la capitainerie. En 1933, tout s’arrête. C’est la fin de la prohibition, l’île reprend le chemin de la pêche, jusqu’à la crise de 1992.
L’île a gardé ses particularités. En plein centre-ville, à proximité du fronton de pelote basque datant de 1906, les noms aux consonances basques sont nombreux et les expressions locales ont une certaine originalité. On ne demande pas «ça va ?», mais «ça vit ?», à quoi on répond «ça pète !» Les gens venus de métropole sont appelés «mayous» et «mayouses», dérivation du nom donné aux pêcheurs venus de Cancale (Ille-et-Vilaine) qui jadis faisaient sécher la morue sur l’île aux Marins, abandonnée depuis longtemps. Enrique Perez, au volant de sa vieille voiture de fonction, continue sa visite sur le peu de routes de Saint-Pierre. Rares sont les arbres qui poussent sur ce rocher érodé par les glaciers, où la chasse au lièvre arctique et la pêche à la truite sauvage sont les passe-temps habituels du dimanche.

TERRE-NEUVE ET MARIAGES MIXTES

La population vit dans un isolement certain, elle habite pourtant sur le territoire d’outre-mer le plus proche (4 000 km) de la métropole. «Notre cordon ombilical, c’est Air Saint-Pierre, confirme Anaïs, professeure de théâtre au centre culturel. On est à la fois "pas loin" et "à très cher" (1 300 euros) de la métropole.» La compagnie privée, comme beaucoup d’entreprises locales, est maintenue à flot grâce aux subventions. Deux avions, un six places et un ATR 42, assurent la navette avec Halifax, en Nouvelle-Ecosse, Saint-Jean-de-Terre-Neuve et Montréal.
Chaque année, 300 jeunes quittent le lycée de Saint-Pierre pour aller faire des études supérieures dans l’Hexagone, mais aussi au Canada, moins loin et a priori plus calme. «L’image de la métropole nous fait un peu peur, admet Anaïs. Surtout ce que nous renvoient les journaux télévisés nationaux, retransmis en direct deux fois par jour par SPM Première.» Et puis, l’archipel se sent plus proche de Terre-Neuve, c’est là aussi que se trouve un complexe hospitalier plus moderne que celui de Saint-Pierre, en attendant l’aménagement du nouvel hôpital. «Il y a beaucoup d’échanges culturels et sportifs malgré la barrière de la langue, se réjouit Yannick Arrossamena, directeur du centre culturel et gérant du seul cinéma de la ville, avec ses films exclusivement français. A Terre-Neuve, il y a 95% d’anglophones et l’université de Saint-Jean nous envoie chaque année une trentaine de jeunes étudiantes pour apprendre le français. Il y a beaucoup de mariages mixtes…»
Ici, le visiteur ne peut venir que de très loin, mais il est toujours choyé. Les rares fois où un bateau français quitte le port, c’est un véritable défilé d’adieux la veille du départ. Chacun apporte poissons et crustacés de toutes sortes, cadeaux en tous genres, ou confie des colis pour la famille en métropole. Tout est fait avec émotion. Comme si un bout d’eux-mêmes était en train de partir. Comme s’ils continuaient à crier leur appartenance. Loin de tout.

Libération le 29/12/2013 par  D. Di Meo



Résumez en quelques lignes 

dimanche 24 novembre 2013

Dolce vita bolonaise



Chic, savante, créative et gloutonne, Bologne se parcourt comme un beau livre illustré. Visite.


De loin, elles se dressent dans le ciel, imposantes et fières. De près, on passe devant sans presque les voir, noyé dans la surabondance de palais, de basiliques, d'églises, de portiques, d'arcades et de colonnes. Quarante-deux kilomètres de galeries, rouge, ocre, brun, vestige du Moyen Age, restaurées par chacune des époques qui ont suivi. Certaines abritent les plus fantastiques centres commerciaux qu'une ville puisse offrir. Le plus long portique, 666 arcades, relie la ville au sommet du Monte Guardia, siège du sanctuaire de la Madonna di San Luca, icône miraculeuse de l'école byzantine représentant la Vierge Marie, que la légende dit avoir été apportée de Constantinople par l'ermite Théocle.


Préservée 

Coup d'oeil vers l'azur. Le soleil rit aux éclats. Flash. Aucun doute, les deux tours penchent. L'une plus que l'autre, Garisenda, celle de l'Enfer chantée par Dante dans La divine comédie. Sa tête est coupée. Le châtiment d'une offense suprême ? Un affaissement de terrain menaçait de la faire s'écrouler. Décapitée, décidèrent les autorités. La seconde, Asinelli, la plus haute, vit la foudre et le feu avant de servir à expérimenter la chute des corps. Garisenda, Asinelli, délires d'aristocrates aux ambitions boursouflées, symboles de la Bologne papale, aux prises avec les rivalités claniques entre guelfes et gibelins.
On marche beaucoup à Bologne, l'une des villes médiévales les mieux préservées d'Europe. Ou plutôt, on flâne, dans les ruelles, entre piazza Maggiore et piazza Minghetti. L'esprit est saisi par mille choses, le passage d'une cycliste en colère, une boutique de cuisine design, le charme d'une église inachevée, spécialité de la ville, ou encore un monument plus captivant que les autres. Du balcon du palazzo della Mercanzia, splendide édifice de style gothique, les juges lisaient les condamnations. Les coupables de banqueroute frauduleuse étaient enchaînés à un poteau avant d'être cloués au pilori. Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le palais fut reconstruit à l'identique. Une merveille, siège de la chambre de commerce. 

Bologne l'Opulente

Dans le Quadrilatère, aux abords de la via Clavature et de la via delle Drapperie, le flâneur stoppe net devant les attractions. C'est le territoire des plaisirs de bouche, dont la ville tire une de ses qualités légendaires. D'où son surnom, Bologna la Grassa, Bologne l'Opulente, riche de mortadelles et de porchetta géantes, de jambons faits de main de maître, de ragù onctueux, de nombrils de Vénus (tortelloni fourrés à la ricotta), de dulci in fundo(desserts), tartes au riz, aux myrtilles... Un triomphe de saveurs et de parfums dans une atmosphère fort joviale.
Au détour des rues, on finit par se retrouver à l'université. Un quartier entier de palais, où se concentrent les hauts lieux de la culture, se rencontrent et se mélangent les savoirs les plus éloignés, et dont l'histoire croise celle de grands personnages : Copernic, Laura Bassi, première femme à enseigner en Europe, Marconi, l'inventeur de la radioteléphonie, Umberto Eco, " Il Dottore ", auteur d'audacieux thrillers historico-religieux, et dont les travaux sur saint Thomas d'Aquin lui valurent une chaire de sémiologie. L'ancien site abrite aujourd'hui la bibliothèque communale de l'Archiginnasio, la plus importante d'Italie. Ce qui frappe dans ce palais à deux étages, c'est la très dense décoration qui recouvre les parois des salles, les voûtes des galeries et des escaliers : un ensemble unique de milliers d'écussons, de noms d'étudiants et de monuments glorifiant les maîtres de l'université. La longueur et l'importance des inscriptions n'étaient pas proportionnelles à la valeur affective des professeurs. A l'intérieur domine le théâtre anatomique, tout en bois de cèdre, dévolu à la dissection des cadavres, assurée par un barbier. Napoléon transféra en 1803 l'étude au palazzo Poggi, via Zamboni. Ici même où fut retrouvé en mai, dans les archives de l'Aula Mezzofanti, la plus vieille torah du monde, un rouleau en peau de mouton du XIIe siècle, long de 36 mètres, en provenance d'un monastère dominicain, après le démantèlement par Napoléon des ordres religieux.

Humanité et irrévérence 

L'Alma Mater, 927 ans d'histoire, première destination des étudiants Erasmus en Italie, se fond avec Bologne. C'est le poumon de la ville : 87 000 étudiants, un quart de la population, à la vie nocturne palpitante et qui semblent passer autant de temps dans les boutiques, dans les osterie, que dans les respectables bâtiments de l'université. Cette jeunesse débordante évite à Bologne de devenir ville musée. Dans le carré de la piazza Giuseppe Verdi, érudits révisant leurs leçons sous les arcades, professeurs en terrasse cohabitent avec zonards, galériens et fumeurs de chichon. Des vélos en pagaille, de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les époques, occupent des rues entières, rangés le long de murs, couverts d'une forêt de petites annonces. La fresque murale du Christ mort, pleuré par la Vierge et des saints, fait face à des façades défigurées par les œuvres subversives d'artistes urbains. Fausses notes. Mais, au fond, on s'attache à cette ville, mélange de caractères, d'époques, de styles, d'humanité et d'irrévérence, patiné d'un vermillon dominant.
Retour par la place du Neptune, au carrefour des anciennes voies romaines. Giambologna voulait donner à Neptune des organes génitaux de belle taille, mais l'Eglise le lui interdira. Vexé ou coquin, il travailla si bien le pouce du dieu des Mers que, sous un certain angle, celui-ci semble un sexe en érection. Le trident, symbole de Maserati, fut copié sur celui de la fontaine.
Le Point – du   

Résumez  

vendredi 4 octobre 2013

Le Centre Pompidou de Metz


Quand est-ce que ce centre a été inauguré ?
Où se situe-t-il ?
Quelle a été la fréquentation des visiteurs en un an ?
Quelles sont les conséquences sur le commerce?
Quel est le défi de ce centre pour les années à venir?
Daniel Buren (0´32) qu’affirme-t-il?
(0´54) Le jeune homme  que déclare-t-il ?
(1´05) Pourquoi cet  homme s´enthousiasme-t-il ?
L'art qui redonne vie à une agglomération, c´était un pari gagné d´avance ?
La fréquentation du musée se situe en dessous de toutes les espérances ?
Daniel Buren a-t-il  été sollicité pour dynamiser le centre et attirer de nouveaux publics ?
Est-ce qu’on a fait des campagnes de communications du musée ?
13-60% des visiteurs  où mangent –ils ?
De quelle origine étaient les visiteurs lors de la 1ère saison du musée ?

mercredi 2 octobre 2013

Paris



Quelle est la durée de Lyon à Paris en train?
Quel moyen de transport utilise l'animateur ?
Quel âge a la cathédrale de Paris ?
Dans quel quartier se trouve le restaurant ?
Comment l'animateur appelle-t-il les Champs Élysées ?
Comment s'appelle le magasin de sucreries ?
Qu’est-ce que c’est le Sacré Coeur ?
Et Montmartre ?




 Shopping à Paris : des adresses

mardi 9 juillet 2013

Etre réceptionniste




  1. Quelle image avez-vous du métier de réceptionniste ?
  2. Quel est son rôle dans l´hôtel ?
  3. Qu´est-ce que  vous  pensez de ce métier ? Est-ce qu´il  vous intéresserait ?



  1. Quelles sont pour  vous les tâches du réceptionniste dans un grand hôtel ?
  2. On dit que le réceptionniste est celui qui donne les étoiles de l’hôtel.   Pourquoi ?
  3. Le réceptionniste doit prendre les réservations des chambres, mais il a  aussi une autre tâche importante à accomplir pour satisfaire les clients.  Laquelle ?
  4. Le réceptionniste doit aussi aider au bon déroulement dans l’hôtel.   Nomme une de ses tâches administratives !