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vendredi 4 octobre 2013

Le Centre Pompidou de Metz


Quand est-ce que ce centre a été inauguré ?
Où se situe-t-il ?
Quelle a été la fréquentation des visiteurs en un an ?
Quelles sont les conséquences sur le commerce?
Quel est le défi de ce centre pour les années à venir?
Daniel Buren (0´32) qu’affirme-t-il?
(0´54) Le jeune homme  que déclare-t-il ?
(1´05) Pourquoi cet  homme s´enthousiasme-t-il ?
L'art qui redonne vie à une agglomération, c´était un pari gagné d´avance ?
La fréquentation du musée se situe en dessous de toutes les espérances ?
Daniel Buren a-t-il  été sollicité pour dynamiser le centre et attirer de nouveaux publics ?
Est-ce qu’on a fait des campagnes de communications du musée ?
13-60% des visiteurs  où mangent –ils ?
De quelle origine étaient les visiteurs lors de la 1ère saison du musée ?

mardi 1 octobre 2013

Entre les murs



Quel objet est discuté en classe au debut de la  bande-annonce?

Au quel temps appartient la forme  "je fusse"?

Quel infinitif correspond à cette  ?

Pourquoi les élèves discutent-ils avec leur prof à propos de cette forme?

De quoi les élèves accusent-ils leur prof?

A quel niveau social les élèves de cette classe appartiennent-ils?


dimanche 27 janvier 2013

Au revoir les enfants


 

Hiver 1943, dans un pensionnat catholique de la banlieue parisienne.
Fils d’une famille bourgeoise de Lille, Julien Quentin est un des meilleurs élèves de sa classe. Arrivent trois nouveaux qui suscitent la curiosité. Bonnet, qui devient son nouveau voisin de dortoir intrigue Julien : intelligent, doué en musique, c’est un enfant différent et secret. Julien voit d’abord en lui un rival, mais les deux enfants finissent par devenir amis.
 
 L’affiche montre les deux personnages principaux du film
Y voyez-vous des indices sur l’époque à laquelle se passe le film ?
Que vous inspirent ces deux visages d’enfant ? Imaginez un lien entre cette photo et le titre du film !Quel genre d’histoire pourrait raconter ce film ?
Quelle est la signification exacte de l’expression « Au revoir »? Quand l'emploie-t-on ? Qu’est-ce que cela suppose ?

 
Le monde de Julien et celui de Joseph



 
Quelles oppositions voyez-vous entre la vie de Joseph au pensionnat dans lequel il travaille et la vie de Julien à l’extérieur de l’école, chez ses parents ?

Extrait de dialogues du film

La scène se passe dans un restaurant élégant. Madame Quentin, accompagnée de ses deux fils Julien et François, a invité Bonnet à se joindre à eux.


Mme Quentin : Qu’est-ce que vous avez comme poisson ?

Le maître d’hôtel : Il y a longtemps que nous n’avons pas eu de poisson, Madame. Je vous recommande le lapin chasseur. Un demi-ticket de viande par portion.
François : C’est du lapin ou du chat ?
Le maître d’hôtel : Du lapin, Monsieur. Avec des pommes rissolées.
Mme Quentin : Elles sont au beurre, vos pommes de terre ?
Le maître d’hôtel : A la margarine, Madame. Sans ticket.
Mme Quentin : Va pour le lapin chasseur. Et une bouteille de bordeaux.
Les Allemands assis à la table d’à côté parlent bruyamment. L’un deux lève son verre à l’intention de Mme Quentin.
Mme Quentin : Il y a de la verdure aujourd’hui. Je croyais qu’ils étaient tous sur le front russe.
François : Vous leur avez tapé dans l’œil.
Mme Quentin (à Bonnet) : Vos parents n’ont pas pu venir ?
Bonnet : Non, Madame.
Mme Quentin : Pauvre petit.
François : Et Papa, au fait ? Il avait dit qu’il viendrait.
Mme Quentin : Il a été empêché. Des problèmes avec l’usine.
Julien : Comme d’habitude …
Mme Quentin : Ton pauvre père a des responsabilités écrasantes en ce moment.
François : Il est toujours pétainiste ?
Mme Quentin : Personne n’est plus pétainiste !
(A Julien) Au fait, on m’a appris ce qui t’était arrivé dans la forêt. Qu’est-ce que je n’ai pas dit au Père Jean ! Ces jeux scouts sont ridicules, avec le froid qu’il fait. Dieu sait ce qui aurait pu t’arriver, mon pauvre chou. Une balle est si vite partie !
François : Ça lui forme le caractère.
Mme Quentin : C’est exactement ce que le Père Jean m’a répondu. Former le caractère ! Je vous demande un peu.
Julien (montrant Bonnet) : C’est lui qui était avec moi dans la forêt.
Mme Quentin sourit à Bonnet.
Mme Quentin : Je parie que vous êtes lyonnais. Tous les Gillet sont de Lyon et ils fabriquent tous de la soie.
Julien : Il s’appelle Bonnet, pas Gillet. Et il est de Marseille.
Mme Quentin : Bien sûr !…J’ai connu une Marie-Claire Bonnet à Marseille, une cousine des Du Perron, les huiles. C’est votre mère ?
Bonnet : Non, Madame. Ma famille n’est pas dans les huiles.
Mme Quentin : Tiens, ça m’étonne !
Julien : Le père de Bonnet est comptable.
Mme Quentin : Ah bon !
Questions :
Madame Quentin parle de verdure ; mais il ne s’agit pas de salade.
De qui veut-elle parler ? Pourquoi les appelle-t-elle ainsi ?
Elle parle aussi des « huiles ». Qu’est-ce que cela veut dire ?
Quels sont les indices qui montrent que Madame Quentin vit dans un autre monde que ses enfants ? Sur quels points a-t-elle des difficultés à les comprendre ?
Qu’est-ce qui peut rapprocher Julien et Bonnet ? Qu’est-ce qui les sépare dans cette scène ?
Qu’est-ce qui différencie le père de Julien et de François du Père Jean ?
 
Les réactions des Français face à l’ennemi

Après la défaite de juin 1940, le Maréchal Pétain a signé l'armistice avec l' Allemagne nazie d'Hitler et l'Italie fasciste de Mussolini. Pétain devient chef de l'Etat français et instaure sous la devise "Travail, famille, patrie" le Régime de Vichy. A partir de 1942, le régime de Vichy collabore avec le régime hitlérien et "livre" aux nazis, souvent sur dénonciation, des Juifs qui ont trouvé refuge en France. Il y a eu aussi en France des camps de concentration (par exemple à Drancy en région parisienne ou au Struthof en Alsace).

Ceci explique pourquoi on ne voit pas uniquement des uniformes allemands dans le film. Après le renvoi de Joseph de l’institution, on le voit discuter avec des "collaborateurs", des Français qui ont un uniforme qui n’est pas celui de soldats français. Il s’agit de la Milice de Vichy . Cette organisation était issue du service d’ordre de la Légion française des combattants. Ses formations militarisées, créées le 30 novembre 1943, ont collaboré avec les troupes allemandes d’occupation aux actions menées contre la Résistance française, notamment dans le Vercors en 1944. Le film montre des gens qui ont des attitudes différenciées : il y a ceux qui collaborent avec les nazis et ceux qui résistent. Et puis il y a aussi ceux qui évitent de se prononcer très clairement.
Retrouvez des personnages pouvant appartenir à ces trois catégories !
D' après vous, pourquoi est-ce que les gens ont adopté telle attitude plutôt
que telle autre ?

Certains collaborateurs ont agi par conviction politique (par exemple, les admirateurs de Pétain, les fascistes, les anticommunistes ou les antisémites). D’autres ont agi par intérêt (par opportunisme) en profitant de la situation pour pouvoir s’enrichir. Des patrons d’entreprises françaises ont accepté de mettre leurs outils de production au service de l’Allemagne nazie, en particulier pour fabriquer des armes, des véhicules… Des petits commerçants se sont aussi enrichis pendant l’Occupation. Ils ont réservé leurs meilleurs produits aux Allemands. En échange, ces derniers ont fermé les yeux sur le marché noir qu’ils pratiquaient. Profitant du rationnement, les commerçants doublaient ou triplaient les prix des marchandises, surtout des denrées alimentaires dont tout le monde avait besoin (pain, lait, huile, pommes de terre…), produits que l'on pouvait obtenir sur présentation de tickets de rationnement, mais en quantité bien souvent insuffisante. A la fin de 1940, après la mise en place d’un statut juif, la collaboration devient plus active. Certains n’hésitent pas à dénoncer voisins ou collègues de travail par conviction politique (parce qu’ils sont juifs ou soupçonnés d’être résistants, communistes ou anti-allemands). D’autres le font par intérêt (primes à la dénonciation, récupération d’objets, d’un appartement appartenant à la personne dénoncée), par jalousie, vengeance personnelle etc ...
Situez Joseph par rapport aux catégories décrites ci-dessus ! Quels sont ses raisons?
Comment situez-vous le Père Jean ?
Comment situez-vous Julien ? Que fait-il pour protéger Bonnet ? N’est-ce pourtant pas à cause de lui que Bonnet a été découvert ? Comment expliquezvous son geste ? Que pouvait-il signifier ?


France occupée : le choix des personnages
 

 
La genèse du film : une autobiographie

Louis Malle a vécu cette histoire qui a longuement occupé son esprit. Julien représente Louis Malle enfant mais son film n’est pas un documentaire, c'est une fiction faite des souvenirs qu'il a de son histoire vécue, à laquelle il a rajouté des éléments et anecdotes récupérés ailleurs, et des éléments purement fictionnels.

La réalité vécue, celle du souvenir ne correspond pas exactement à la vérité historique. Entrent en compte les émotions, les sentiments comme le précise la phrase sur la couverture du scénario : « Ce récit est inspiré par des souvenirs vécus, mais les personnages et beaucoup d’événements sont inventés »
Dans son film, le réalisateur a compressé le temps par rapport à la réalité. Le film commence après les vacances de Noël 1944 pour s’achever le 15 janvier soit une quinzaine de jours après. L’histoire contée dans le film a en fait duré 3 mois et non 15 jours
Dans les faits réels, le jeune Jean Bonnet s'appelait Hans-Helmut Michel (6 novembre 1930, 6 février 1944) et il est resté environ un an dans le collège d'Avon avant d'être arrêté et déporté. Il est en fait arrivé dans cet internat quelques mois avant Louis Malle et son frère Bernard.
Le Père Jean du film a lui aussi existé et s'appelait Père Jacques (29 janvier 1900, 2 juin 1945). Pour avoir caché les trois enfants juifs dans le collège d'Avon il fut aussi déporté à Mauthausen.
A travers son expérience personnelle, Louis Malle veut témoigner : comment l’Histoire est vécue par un individu, comment elle peut le traumatiser et changer sa vie.
« Pendant longtemps, j'ai purement et simplement refusé de m'y attaquer, parce que cet événement m'avait traumatisé et qu'il a eu une énorme influence sur ma vie. » Louis Malle.
Le projet de départ s'intitulait d'ailleurs My little madeleine (en référence à la madeleine de Proust) avant de s'intituler Le nouveau puis finalement Au revoir les enfants dernières paroles prononcées par le Père jean avant d’être emmené par la gestapo.
De façon générale, l'amitié approfondie entre Julien et Jean est purement fictionnelle. Le jeune Malle n'a pas réellement développé d'amitié avec le vrai Bonnet (il déclarera dans plusieurs interviews que c'est ce regret qui a motivé le film). Le personnage de Julien corrige ce que Louis Malle n'a pas eu le temps, l'occasion ou la présence d'esprit de faire à l'époque.

Seule la voix off à la fin du film permet de savoir qu’il s’agit d’une autobiographie.


Une interview de Louis Malle
 



 



 


 

dimanche 9 décembre 2012

J'attendrai le suivant





1.     Faites le portrait du garçon (nom, prénom, âge, profession, que veut-il ? pourquoi ?….)
2.    Faites des suppositions sur la jeune femme qui l’écoute en souriant  ( qui est-ce ? où va-t-elle ? …)
3.    Quel conseil  donne au garçon  le passager ? Pourquoi ? Que lui propose-t-il ?
4.    Le garçon accepte-t-il sa proposition ? Pourquoi ?
5.    Comment se termine le court-métrage  ?
6.    A votre avis, que va faire la femme ? Que devrait-elle faire ? Que feriez-vous à sa place ?

mercredi 16 mai 2012

Festival du cinéma



Le festival de Cannes, fondé en 1946 sur un projet de Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est un festival de cinéma international se déroulant chaque année à Cannes (Alpes-Maritimes) durant douze jours.
La première édition du Festival se déroule donc  après la guerre, du 20 septembre au 5 octobre 1946, dans l'ancien casino de Cannes, sur les volontés de Philippe Erlanger, chef du service des Echanges artistiques au ministère des Affaires étrangères, et de la confédération générale du travail dont le réalisateur Louis Daquin est membre. Le Ministère des Affaires étrangères et la ville de Cannes prennent en charge le financement.Il fut un temps question que le Festival de Cannes et la Mostra de Venise aient lieu chaque année en alternance. La France et les professionnels du cinéma ignoraient cet accord. En 1946, le Festival fut un succès et les cinéastes attendaient une nouvelle édition en 1947. Lorsque l'accord fut dévoilé, il fut vivement critiqué, certains parlant d'une« capitulation de la France », d'après le magazine La Technique Française.

mardi 28 février 2012

Oscars !



5 Oscars pour The Artist,  Jean Dujardin meilleur acteur !
Jean Dujardin a reçu l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans  le film The Artist. 
Jean Dujardin devient le premier comédien français à recevoir cette récompense suprême dans l'histoire du trophée créé en 1927.

samedi 11 février 2012

L’essentiel avec ... Jean-Jacques Annaud


Jean-Jacques Annaud, membre de l’Académie des beaux-arts depuis 2007, détenteur d’un oscar et de quatre césars, cinéaste français le plus regardé au monde, possède l’une des plus belles carrières du cinéma hexagonal.

Jacques Paugam : Dans votre itinéraire professionnel, dans votre carrière, quel a été, Jean-Jacques Annaud, jusqu’à présent, le moment essentiel ?

Jean-Jacques Annaud : Écoutez, le moment clé pour moi est sans doute le jour où j’ai été reçu à l’école de cinéma. Parce que je viens de la banlieue, d’un milieu de Français tout à fait moyens, sympathiques. C’étaient, comme on disait autrefois, des gens méritants, qui avaient acquis à force de* travail un petit pavillon* de banlieue avec un petit jardin, des fleurs, donc j’ai eu une enfance tout à fait heureuse : j’étais fils unique, j’avais un petit chien, un papa, une maman adorables, donc tout fonctionnait très bien…
Sauf que, lorsque j’ai eu, vers l’âge de 7 ans, l’envie de faire du cinéma, mes parents sont un peu tombés des nues*, on ne savait pas du tout dans la famille comment on pouvait faire ce métier de saltimbanque*. Oui, j’étais un tout petit gamin… C’est en recevant un catalogue d’appareils de photo et d’appareils de cinéma que j’ai eu envie de jouer avec ces mécaniques, qui étaient associées évidemment au moment de rêve du samedi, où l’on m’emmenait au cinéma de la petite localité. Et où, d’un seul coup, le rideau s’ouvrait sur un monde qui n’était pas le mien, qui était le monde du rêve, de l’aventure, des émotions. Car chez moi, si vous voulez, tout était très calme. Il n’y avait pas énormément d’émotion : dans ma vie tout était serein. Et du coup, j’ai eu très très tôt envie de m’aventurer dans ce métier étrange.
 Alors je me souviens, la première réaction des amis de mes parents était de dire : « Quel dommage, un si bon élève ! »

Jacques Paugam : Vous avez quand même fait votre bac latin-grec, licence de lettres et tout…

Jean-Jacques Annaud : Oui, mais ça, si vous voulez, c’était en fait en plus, parce que, comme mes parents ne connaissaient personne, la seule manière de s’aventurer dans la vie était à travers l’école laïque et obligatoire. Et je dois dire que je suis infiniment reconnaissant à mon pays de m’avoir financé des études de qualité. J’ai été à l’école communale comme tous les enfants. Ensuite, j’ai intégré les écoles de cinéma nationales où je n’ai pas eu un centime à débourser. Ça s’appelle aujourd’hui Louis Lumière et la Fémis*. Ce sont deux écoles prestigieuses. Et comme il n’y avait quand même pas énormément d’argent à la maison, que mon père était assez malade - il était à la SNCF* et il ne pouvait plus travailler plus longtemps qu’à l’âge de 58 ans, c’était le maximum à l’époque - ou bien je passais cet examen et je le réussissais ou bien j’entrais dans la vie professionnelle.
Or j’ai réussi, bien d’ailleurs, parce que j’étais major de promotion*. J’ai intégré l’école technique de photo et cinéma qui s’appelle aujourd’hui Louis Lumière, qui est une très très bonne école où on apprend la technologie du cinéma. Et c’est grâce à cette filière, alors tout à fait classique et officielle, que j’ai pu pénétrer dans le cinéma et me retrouver quelques années plus tard à la tête d’une petite équipe en train de diriger mon premier film. J’ai été metteur en scène à 19 ans et demi.
   


En attendant... répondez:

1- Qu’apprenez-vous sur l’enfance de Jean-Jacques Annaud dans cet extrait ?
2- Quel a été l’évènement déclencheur de sa carrière de cinéaste ?
3- À quoi associait-il le cinéma, enfant ?
4- Quelle a été la réaction de son entourage face à sa décision de devenir cinéaste ?
5- Face à quelle(s) difficulté(s) s’est-il retrouvé ?
6- En quoi le système éducatif français a-t-il selon lui favorisé sa carrière de cinéaste ? 
7- « Ma seule espérance était d’être bon élève, car je n’avais pas de relations. J’en garde, au plan moral, une sorte de gratitude envers l’État français. » Que pensez-vous de cette déclaration de Jean-Jacques Annaud ? Existe-t-il dans votre pays des systèmes de bourse ou d’aide pour les étudiants d’origine modeste ? Expliquez.

jeudi 12 janvier 2012

Entre les murs


Par son titre même Entre les murs nous promet de nous faire entrer dans un espace ordinairement dérobé aux regards, l’institution scolaire et plus particulièrement la salle de classe.
On pourra souligner la très grande précision avec laquelle Entre les murs décrit l’institution scolaire  : il nous en montre non seulement les acteurs (des plus évidents, le prof et ses élèves, aux plus inattendus comme l’intendant) et les décors physiques, mais aussi les rouages et lieux de pouvoir : conseil d’administration, conseil de classe, conseil de discipline.
Il n’est  pas fortuit que le film se déroule dans un collège : depuis l’instauration de la scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans (1959) et la réforme du « collège unique » (parachevée par la loi Haby de 1975), le collège a pour vocation d’accueillir au sein d’un même cursus l’ensemble d’une classe d’âge, et de préparer sa future orientation dans (lycée général, lycée professionnel) ou hors du système éducatif. La classe de ce « collège difficile » mise en scène dans Entre les murs est à l’image de cette diversité sociale, et le film n’a pas besoin de sortir de l’enceinte de l’établissement pour laisser deviner son hors-champ.
On peut à ce propos s’interroger sur la périphrase « collège difficile » qu’emploie le synopsis du film : celle-ci reflète d’abord le point de vue des enseignants, confrontés à l’hétérogénéité (ethnique, sociale, scolaire) de leur « public », mais également à une réalité sociale parfois dramatique (on les voit s’interroger sur
les conséquences de l’exclusion de Souleymane, ou se mobiliser contre l’expulsion de la mère sans papiers de Wei). Mais cette difficulté d’enseigner a pour corollaire la difficulté d’apprendre et le fossé qui se creuse inexorablement avec les établissements plus favorisés.
Entre les murs se clôt avec l’année scolaire par un match de football dans la cour du collège, opposant l’équipe des enseignants et celle des élèves. A cette image d’une communauté harmonieusement recomposée dans le jeu, le film aura opposé une réalité plus conflictuelle. Entre les murs pose en effet explicitement la question du « vivre ensemble » au sein du collège, espace d’apprentissage et d’exercice de la démocratie (les élèves ont gagné, ces trente dernières années, toute une série de droits garantis par la loi et formalisés dans les règlements intérieurs) mais marqué par la contrainte (le titre ne fait pas pour rien référence à l’univers carcéral) et traversé par la relation dissymétrique entre adultes et adolescents. Les questions de l’autorité et de sa légitimité, de la justice et de la sanction, de la réciprocité ou non des droits et des devoirs, reviennent comme un leitmotiv tout au long du film.
Mais Entre les murs est loin de se résumer à une opposition entre enseignants et élèves. Les deux communautés apparaissent profondément diverses et divisées. Les élèves se révèlent souvent cruels les uns envers les autres (ainsi Esmeralda soulignant que Wei est le seul à ne pas connaître le mot « autrichien »), quand ne les opposent pas des conflits plus violents (qui prennent souvent, en paroles en tout cas, une dimension identitaire). Il n’y a que
quand il se sent attaqué en tant que groupe (vous êtes comme des enfants de dix ans) que le « bloc classe » se constitue et se dresse contre l’enseignant. Quant au groupe des enseignants il apparaît comme une somme d’individualités plutôt que comme une communauté soudée, à l’image d’un François Marin à la fois engagé dans la vie de l’établissement (il est délégué au conseil d’administration et au conseil de discipline) mais plutôt solitaire dans sa pratique. La savoureuse discussion en conseil d’administration sur l’instauration d’un « permis à points » montre la difficulté à se mettre d’accord sur une norme commune à imposer aux élèves.

dimanche 18 décembre 2011

mardi 15 novembre 2011

Le garçon au pyjama rayé


L' histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale entre la discrimination des Juifs et la cruauté des nazis et on y raconte  les événements à travers les yeux d’un enfant.
Bruno, fils d'un officier nazi, est obligé de se transférer dans la campagne près de Berlin..
Un jour il  va à la découverte de la campagne et trouve un lieu clôturé de fil barbelé où les « habitants » portent tous  un pyjama rayé. Bruno devient ami  de Shmuel un « habitant » de ce lieu étrange. L'innocence de cet enfant l' amène à croire qu'il s'agit d' un jeu auquel il veut participer.
C’est un film très  touchant  qui  fait réfléchir . C'est le film de l'innocence, de la pureté d’un enfant qui ne regarde pas si son ami est allemand, juif ou chinois mais seulement qu’il est un enfant qui veut jouer, apprendre et avoir des amis comme tous.

Giorgia P.  4 E


Bruno est un enfant de huit ans, fils d’un officier nazi. À cause du travail de son père il doit aller vivre avec sa famille dans une autre ville, près de Auschwitz. De la fenêtre de sa chambre il  voit tous les jours des personnes  habillées avec des pyjamas rayés. Sa mère lui dit qu’ils travaillent dans une ferme, mais qu’il ne doit pas aller jouer avec les autres enfants.
Bruno n’écoute pas ce que la mère lui dit et il  va explorer  la “ferme” où il rencontre un garçon de son âge, Shmuel.
En parlant avec Shmuel, Bruno comprend que la ferme est un lieu pénible , et plus tard il découvre que c’est un camp de concentration et que son père y travaille.
Quand les raids aériens des ennemis commencent, les parents disent à Bruno qu’ils doivent s’en aller. Bruno décide de saluer son ami Shmuel et va jusqu’au camp de concentration où Shmuel lui dit qu’il a perdu son père. Bruno pour l’aider à retrouver son père, s’habille avec un pyjama rayé et entre dans le camp.
Entre temps, les parents de Bruno comprennent qu’il n’est pas à la maison et ils vont le chercher, mai il est trop tard parce que  Bruno et Shmuel ont été tués dans la chambre à gaz.
“Le garçon au pyjama rayé” est un film mais aussi un livre écrit par John Boyne. Dans cette histoire on va toucher beaucoup de sujets plus et moins compliqués, comme l’enfance, qui est le temps de l’innocence , de la naïveté et quelques fois de la solitude. Puis on parle de l’amitié qui est la solution à la solitude, et qui est aussi un sentiment très profond. Un autre sujet , c’est la guerre qui porte  la destruction,  la douleur ,  la haine et malheureusement  la mort. En particulier “Le garçon au pyjama rayé” fait penser aux préjugés, à ce que l’homme est capable de faire (dans le sens négatif), à la folie qui a tué de millions des personnes  innocentes et surtout qui a tué des enfants innocents. Cette histoire nous enseigne que toutes les personnes sont égales et qu’il faut être tolérants  et accepter tous, indépendamment du sexe, de l’origine ou de la religion.
Cristina T. 4 E 

lundi 7 novembre 2011

Le Garçon au pyjama rayé...




« Le Garçon au pyjama rayé » est un film qui a obtenu des prix pour sa sensibilité et le bon développement de son sujet. L'histoire se déroule pendant les années de la Seconde Guerre Mondiale, près de Berlin, où il y avait le régime nazi et beaucoup de juifs se trouvaient dans les camps de concentration. Deux enfants, un juif ,Shmuel, et l’autre, fils d’un commandant nazis, Bruno, se rencontrent, mais entre eux il y a une barrière avec du fil de fer barbelé. Les enfants ont huit ans tous les deux. Ils deviennent amis, mais la grille qui les divise est un symbole du racisme et des préjugés contre les innocents. Bruno et Shmuel prennent leur aventure comme un jeu, sans se préoccuper de rien, mais aussi parce qu’ils ne savent vraiment ce qui est en train de se passer. Les adultes ne sont pas si purs dans leurs façons de faire et ils interdisent aussi leur rapport. Ils sont divisés seulement par la cage qui emprisonne le pauvre  petit enfant juif. Ce film est très touchant et il veut envoyer un message de tolérance, de sorte que ces horreurs ne se répètent pas à l'avenir.

Katiuscia 4 E

dimanche 6 novembre 2011

Prête-moi ta main



Luis , quadragénaire et "nez" chez un parfumeur, vit au milieu de sa mère et ses cinq sœurs. Ces six femmes forment un véritable clan (le G7) qui prend toutes les décisions pour l'ensemble de la famille. Elles décident donc qu'il doit prendre une épouse.
Luis élabore alors un plan imparable afin qu'on ne lui parle plus jamais de mariage : trouver la femme parfaite, qu'il paiera pour passer pour sa fiancée, qui disparaîtra le jour du mariage.
Malheureusement, Emma sera plus que parfaite, elle enchantera la famille qui sera persuadée que cette rupture de dernière minute ne peut être causée que par l'infidélité de Luis, et ses sœurs l'obligeront donc à tout faire pour récupérer Emma. Luis n'aura de solution pour s'en sortir que d'élaborer un second plan : re-payer Emma afin d'être la plus désagréable possible. Plan qui fonctionnera tellement bien qu'en tombant amoureux d'Emma, il ne pourra plus la faire accepter par sa famille.

dimanche 30 octobre 2011

Tous au cinéma!






Est-ce que vous avez déjà vu ces deux films ?
Quels sont leurs titres en italien ?
Faites les résumés


…et maintenant regardez les extraits des films « Entre les murs » et « Les choristes » et répondez aux questions...





Où se passe la scène ? Combien de personnes y a-t-il? Que font-elles ? Comment sont-elles ?
Décrivez la scène
Imaginez ce qui s’est passé avant
Imaginez ce qui va se passer

vendredi 28 octobre 2011

Cinéma et Shoah


Le cinéma permet de poser et de reposer la question de la représentation possible de la Shoah. Il est en premier lieu un outil documentaire qui a joué un rôle décisif dans la construction du savoir sur cette période, de même que la photographie. C’est ainsi en grande partie grâce au cinéma que les procès de Nuremberg ont rencontré un large retentissement. Les documentaires sont aujourd'hui un outil pédagogique hors pair pour transmettre la mémoire de la Shoah.


Lacombe Lucien

En juin 1944, Lucien Lacombe retourne chez ses parents. Son père est prisonnier de guerre en Allemagne et sa mère vit avec le maire du village. Il demande à son instituteur, devenu résistant, d'entrer dans le maquis mais ce dernier refuse. Lorsqu'il est arrêté par la police, il dénonce son instituteur et rejoint alors la Milice française, corps auxiliaire français de la Gestapo, vivant la vie d'un agent de la police allemande. Il tombe amoureux d'une juive, France Horn. Lucien finit par s'enfuir à la campagne avec la jeune fille et sa grand-mère. Il est fusillé à la Libération comme collaborateur.

Au revoir les enfants 



Le film se déroule durant l'hiver 1943, dans une France occupée. Julien qui a 12 ans, fils d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes. Il retrouve le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour le deuxième trimestre. Une rentrée presque comme les autres jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux élèves. L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de dortoir de Julien.
Les deux élèves se jaugent, Julien est intrigué par Jean, garçon fier, mutique et mystérieux un temps rejeté par l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent au jour le jour et un lien d'amitié se crée entre eux. Julien finit par comprendre le secret de son ami, son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il est juif. Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption dans le collège. Le père Jean, résistant clandestin, et les trois enfants juifs sont emmenés. Julien ne les reverra jamais plus. Les enfants sont déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.

Un sac de billes


Paris, 1941. Devant la menace d'une déportation, Joseph et Maurice Joffo, deux jeunes garçons juifs, sont envoyés dans le midi de la France, direction Menton, avec chacun mille francs dans leur poche et errent bientôt, livrés à eux-mêmes, dans un univers peuplé d’uniformes, de voies ferrées, de fusils et de murs de prison. Joseph et Maurice, à l’âge où l’on joue généralement aux billes, s’accrochent à l’existence en faisant tous les métiers, chapardant et trafiquant.
 Il sont bientôt rejoints par leurs parents et leurs deux autres frères à Menton. Ces courts instants ensemble sont remis en question par l'invasion de la zone libre.

Monsieur Klein


En 1942 à Paris, sous l'occupation allemande, l'Alsacien Robert Klein fait des affaires en rachetant en dessous de leur prix réel des objets d'art à des Juifs en difficulté. Alors qu'il reconduit jusqu'à sa porte l'un d'entre eux à qui il vient d'acheter un petit tableau du maître néerlandais Adriaen van Ostade, il découvre parmi son courrier un exemplaire desInformations Juives, journal habituellement distribué sur abonnement spécial.
Le profiteur se rend compte qu'il existe un autre Robert Klein, l’abonné au journal, juif et fiché comme tel à la préfecture de police ; et que désormais son patronyme à consonance juive, sous la forme d'un homonyme, le rend suspect. Il devient un gibier pour la police de Vichy. Pris dans une nasse kafkaïenne, cherchant à se blanchir, il ne fait qu'augmenter la suspicion des autorités à son égard. Il découvre que son double est un résistant juif qui utilise son nom comme un paravent pour mener de mystérieuses activités. Muni de faux papiers, il cherche à fuir ; mais tenaillé par le besoin de connaître celui dont il est l'homonyme, il lui fixe un rendez-vous.
Dénoncé, le résistant est arrêté. Le héros, à l'image de son double, subit le même sort. Il est arrêté lors de la rafle du Vel d'hiv le 16 juillet 1942. Bien qu'un ami avocat ait obtenu et lui apporte in extremis les papiers attestant qu'il n'est pas juif, la présence dans le convoi déporté vers l'Allemagne de son homonyme pousse Klein à rester pour tenter de lui parler : entraîné par un destin qui dépasse sa personne, il finit dans le train de déportés, et se retrouve dans le même wagon que le client juif (interprété par Jean Bouise) avec lequel tout avait commencé.

La Rafle


Pendant l'été 1942, la France est sous l'occupation allemande, les Juifs sont obligés de porter l'étoile jaune. Dans le quartier de la Butte Montmartre, deux familles juives vivent comme les autres habitants de ce quartier, à l'exception près qu'étant juifs, ils appréhendent l'arrivée de la Gestapo. À Paris, les avis sont partagés, certains veulent protéger les juifs en les cachant alors que d'autres comme la boulangère préfèrent les insulter, les injurier, et les rabaisser.
Dans la nuit du 15 au 16 juillet, leur destin bascule à la suite d'un accord entre les nazis et les autorités françaises sur l'arrestation et la déportation des nombreux juifs, accord qui débouche sur la rafle du Vélodrome d'Hiver. Le quartier de la Butte Montmartre n'y échappera pas, en effet la famille de Joseph Weissmann, un enfant juif d'une dizaine d'années, et leurs voisins sont arrêtés après avoir tenté par plusieurs moyens d'y échapper. Le père de Joseph aurait pu échapper à cette arrestation si Joseph ne l'avait pas malencontreusement dénoncé alors que sa mère s'était prétendue veuve auprès de miliciens.
A la suite de cette rafle, ils sont amenés dans le vélodrome d'Hiver, où Joseph et Noé, le petit frère de son meilleur ami, rencontrent une infirmière, Annette Monod, qui fera tout son possible pour les aider eux et les autres enfants juifs. Dans ce vélodrome, les conditions sont précaires et insalubres : ils n'ont pas d'eau, ils sont entassés et ils sont obligés de faire leurs besoins où il y a de la place. Les maigres vivres qu'ils ont emportés doivent être partagés pour que chacun d'entre eux puissent manger. Un petit matin alors que les prisonniers sont assoiffés, les pompiers font irruption et ouvrent les vannes pour donner à boire aux prisonniers. Ils acceptent aussi de « faire passer » les lettres qui leur sont confiées. Le Capitaine Pierret, des pompiers de Paris, se sert même de son grade (le plus élevé parmi tous les militaires présents au Vél d'Hiv : Gendarmerie Nationale et Pompiers de Paris) pour prendre le commandement du Vél d'Hiv afin d'imposer le silence aux gendarmes mécontents de l'attitude de ses hommes et lui.
Au bout de deux jours, les raflés sont déportés dans un camp de transit, à Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, où les conditions de vie sont insupportables : nourriture mauvaise et en maigre quantité, maladies, sans parler du désespoir psychologiques des déportés. Affamés et affaiblis, les juifs affrontent la faim et la soif. Quelques jours plus tard, les parents et les plus âgés de leurs enfants sont déportés dans un camp d'extermination, à Auschwitz, seuls les plus jeunes doivent rester en espérant leur retour qui n'aura pas lieu. Ces enfants ont été arrachés des bras de leur mère et Annette redouble d'efforts malgré la fatigue pour s'occuper d'eux.
Suite aux dernières paroles de sa mère lui disant de s'enfuir, Joseph et un de ses camarades s'enfuient avec la complicité des autres. Joseph ne peut pas emmener avec lui son meilleur ami parce qu'il est malade, il a une vilaine hernie qui l'empêche de marcher. Finalement Joseph survivra grâce à son évasion ainsi que Noé qui s'est échappé du train et qui a été recueilli par un couple de personnes âgées. En 1945, à la fin de la guerre, ils retrouvent tous deux Annette au Lutetia, un hôtel parisien où sont accueillis les rescapés des camps.

Le cinéma français est l’un des plus divers au monde


Le cinéma français est à un bon niveau international. Beaucoup de films ont été distribués en salle et on a réalisé de bonnes entrées. Des films ont été même tournés en langue étrangère, mais maintenant il y a un peu de crise dans ce secteur. Les États-Unis sont le premier marché, mais le cinéma français est même bien apprécié par la Russie et d’autres pays européens. Unifrance organise des événements pour présenter des films français aussi dans d'autres  pays  comme en Chine ou en Inde. Beaucoup de films vus à l’étranger ont un gros succès, plus qu’en France, parce que le cinéma français réussit à tourner bien les films en langues étrangères. Le cinéma français, très important pour la culture de la France, doit être protégé du téléchargement illégal et on pense adopter une loi pour sanctionner ça. On veut introduire le numérique pour le cinéma français, où les films  seront à la demande et les coûts seront plus réduits. Maintenant, on a encore des problèmes, comme la visibilité ou les droits concernant les entrées. Unifrance veut réaliser une cinémathèque de courts-métrages où des organisateurs sélectionneront les meilleurs , en les téléchargeant. Il y aura aussi des plateformes qui installeront un système de vidéo à la demande des fictions, pour le grand public. Le cinéma français a beaucoup d’acteurs et d’actrices, très connus à niveau international et en plus, il offre un choix très varié et de qualité. Les entrées sont même élevées  et le cinéma français peut être considéré comme l' un des meilleurs au monde.



Katiuscia 4 E