dimanche 29 avril 2012

On n'est pas tous égaux devant une nuit sans sommeil


Dans une interview, le docteur Patrick Lemoine, psychiatre et spécialiste des troubles du sommeil, nous explique les différentes façons dont un corps peut réagir à une nuit sans sommeil.

Comment fait-on pour tenir une nuit blanche?
La forme varie en fonction de la température du corps. On peut tenir une nuit blanche si la température du corps est haute. En pleine nuit, vers 3 heures du matin, la température est basse. Pour que la température monte, il faut prendre une douche chaude, s'exposer à la lumière ou encore faire du sport. En boîte de nuit, celui qui danse se sentira donc moins fatigué que celui qui est assis dans son coin. Nous avons tous une sorte d'horloge dans notre cerveau, mais pas tous la même. À la sortie d'une boîte de nuit, vers six heures du matin, il y aura toujours quelqu'un dont la température est en train de remonter et qui voudra emmener tout le monde dans une autre boîte afin de continuer la fête.

Et… que faire le lendemain?
Le lendemain, tout le monde se sent fatigué. Pour combattre la fatigue, il faut faire de petites siestes de cinq minutes, comme le fait Chirac. Ou plus court encore, comme Dali qui, installé dans son fauteuil, tenait une cuillère à la main et se réveillait quand elle tombait dans une assiette qu'il disposait à ses pieds.

Y a-t-il un danger à passer une ou plusieurs nuits blanches de suite?
Non. La récupération varie simplement en fonction du profil du dormeur. Pour avoir son nom dans le 'Guinness Book', un étudiant américain n'a pas dormi pendant onze jours et onze nuits. Après deux bonnes nuits de récupération, il était de nouveau en pleine forme.

Mais attention! Tout le monde ne réagit pas de la même façon. Après plusieurs nuits sans sommeil, une personne peut être victime de troubles cardiaques et psychiatriques. Mais il arrive aussi que la nuit blanche soit employée comme moyen thérapeutique. En effet, dans un hôpital elle est utilisée pour guérir certaines personnes qui souffrent de dépression. Le patient passera des nuits blanches au rythme d'une nuit sur trois. Dans ce cas, la nuit blanche n'empêche non seulement le sommeil mais également les mauvais rêves en période de dépression.

Est-on plus ou moins disposé à passer des nuits blanches?
Nous ne sommes pas tous égaux devant une nuit sans sommeil. On peut être un moyen, un long (plus de huit heures de sommeil par nuit) ou un court dormeur (moins de six heures et demie). D'ailleurs, on constate les même données chez les animaux aussi. Mais, la disposition à passer une nuit blanche varie aussi selon qu'on est 'du soir' ou 'du matin'. Environ 30 % de la population est du soir, 30 % du matin. Le reste se situe… entre les deux. Ceux qui sont du soir, supportent mieux les nuits sans sommeil. Le matin, ils sont souvent de mauvaise humeur, ils boivent et ils fument plus que les autres, ils sont souvent en retard à leurs rendez-vous et aiment faire la fête. En revanche, ceux qui sont du matin se sentent mal quand ils se lèvent beaucoup plus tard que d'habitude. Si, pour une raison ou une autre, leur horaire change, ils mettront deux ou trois semaines à s'en remettre. Plus l'âge avance, plus on est du matin.

Le corps ne s'adapte-t-il pas aussi à des nécessités sociales?
Non, car on se rend compte que les gens choisissent souvent leur travail en fonction de leur profil de dormeur. Travailler la nuit quand on est du matin, c'est se donner beaucoup de stress et risquer des problèmes gastriques ou des troubles cardiaques. Et chez ceux qui travaillent l'après-midi et en début de soirée (de 14 à 22 heures p.ex.), on remarque qu'ils gardent une dette de sommeil. Mais le corps social s'adapte à l'électricité et, depuis, on a abandonné deux heures de sommeil, ce qui est considérable.

Peut-on parler de nuit blanche chez les insomniaques?
Il existe plusieurs types d'insomnies. Certains disent avoir fait nuit blanche alors qu'en fait ils ont dormi, mais ils ne s'en sont pas rendu compte. Le stress peut empêcher de dormir toute une nuit, mais un insomniaque dort quand même en moyenne trois à cinq heures. Comme un court dormeur, sauf que l'insomniaque vit mal la chose, car son sommeil est plus souvent interrompu et donc moins profond.

Source:  Libération.fr
Questions

      1.    Qui est Patrick Lemoine? Que veut-il expliquer dans cette interview?
      2.    Qu'est-ce qu'une nuit blanche?
      3.    D'après le docteur Lemoine, dans quelles conditions peut-on tenir une nuit blanche?
      4.    Comment expliquer qu'au petit matin, après une sortie, il y ait des gens capables de continuer la fête, et d'autres qui veulent se coucher tout de suite?
      5.    D'après le docteur Lemoine, comment peut-on combattre une grande fatigue après une nuit blanche?
      6.    Qu'est-ce qu'un étudiant américain a fait afin d'entrer dans le Guinness Book des records?
      7.    Est-ce que tout le monde réagit de la même façon au manque de sommeil? Quelles conséquences plusieurs nuits blanches peuvent-elles avoir sur un individu?
      8.    D'après le docteur Lemoine, une nuit blanche peut avoir un effet thérapeutique. Dans quel cas? Et dans quelle condition? Expliquez.
      9.    Il y a 3 types de dormeurs. Lesquels? Expliquez.
  10.    Qu'est-ce qu'une personne dite 'du soir'? Quel pourcentage de la population française est de ce type?
  11.    Qu'est-ce qu'une personne dite 'du matin'? Quel pourcentage de la population française est de ce type?
  12.    D'après le docteur Lemoine, comment se comportent les personnes du type 'du soir'? Et celles du type 'du matin'?
  13.    Un jeune du type 'de soir', le reste-t-il toute sa vie?
  14.    "Les gens devraient choisir leur travail en fonction de leur profil de dormeur." Qu'est-ce que des gens 'du matin' risquent d'éprouver quand ils travaillent la nuit? Et ceux qui travaillent l'après-midi et en début de soirée?
  15.    Comment expliquer qu'au cours des temps l'homme ait abandonné deux heures de sommeil?
  16.    Qu'est-ce qu'un insomniaque? Est-ce qu'une personne peut être insomniaque à 100 %? Expliquez.
  17.    Comment expliquer qu'un 'insomniaque' se sente mal au réveil?



jeudi 26 avril 2012

À une passante



La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;



Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.



Un éclair... puis la nuit! — Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité?



Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais!



Charles Baudelaire







1.    Résumez la scène  que Baudelaire décrit.

2.    Faites le portrait de cette passante . Comment est-elle présentée ? Pourquoi le poète se sent-il attiré ? 

lundi 23 avril 2012

Journée mondiale du livre et du droit d’auteur


En célébrant cette journée dans le monde entier, l'UNESCO s'efforce de promouvoir la lecture, l'industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle à travers le droit d'auteur.
L’année 2012 coïncide avec le 80ème anniversaire de l’Index Translationum  . Cette bibliographie internationale de traduction constitue un outil de suivi des flux de traductions mondiaux avec des trésors insoupçonnés. Aussi, pour célébrer cet anniversaire, l’UNESCO organise, le lundi 23 avril 2012, au Siège de l’Organisation, un débat autour de cet instrument. Cette rencontre réunira des chercheurs et utilisateurs de l’Index Translationum, ainsi que des spécialistes dans le domaine de la traduction et du marché du livre.
Par conséquent, l’UNESCO suggère de consacrer les activités organisées pour la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur 2012 aux thèmes du livre et de la traduction.

jeudi 19 avril 2012

lundi 16 avril 2012

Voyager



Observez la photo et imaginez le type de voyage entrepris par  cette femme, son but et sa destination. 
 (au minimum 12 lignes) 

samedi 14 avril 2012

Robert Doisneau


Robert Doisneau  (14 avril 1912- 1er avril 1994) est l'un des photographes français les plus connus à l'étranger notamment grâce à des photos comme « le Baiser de l'hôtel de ville ». Ses photographies noir et blanc des rues de Paris d'après-guerre et de sa banlieue ont fait sa renommée...
Doisneau est un passant patient qui conserve toujours une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. Il guette l'anecdote, la petite histoire. Ses photos sont souvent empreintes d'humour mais également de nostalgie, d'ironie et de tendresse.
Il travaillait sur Paris, ses faubourgs et ses habitants  : artisans, bistrots, clochards, gamins des rues, amoureux, bateleurs, etc. Il enregistra pendant près d'un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.

vendredi 13 avril 2012

jeudi 12 avril 2012

Partout où j’irai



Que vaut la vie d’un homme, dans certains
pays 
Pas plus qu’une poignée de billets 
On s’entretue pour rien 
Ou pour presque rien
Je partirai au lever du jour
Plus rien ne me retient ici
Ils ont tué le peu d'amour
Qu'il restait dans cette chienne de vie
La misère qui ronge nos faubourgs
Ne fait qu'endurcir mon esprit
J'irai chercher ailleurs un peu d'espoir
Qui sait si la roue tourne demain me sourira
Je sais que partout où j’irai
Faudra payer le prix 
Ici ou ailleurs tout c’que je sais 
C’est qu’on est en droit de choisir 
Je pars et Dieu seul sait où je vais 
Sûrement loin d’ici 
Je sais ce que j’y trouverai
Le meilleur comme le pire
Je ne crois pas à la terre promise
Je ne vois pas l'horizon
Même si la tyrannie s'éternise
J'garderai toutes mes illusions
C'est tout un symbole qu'on brise
Pour s'affranchir de l'oppression
Quoi qu'il arrive je n'ai plus rien à perdre
C'est à la force des mains que je me
construirai un avenir
Je sais que partout où j’irai
Faudra payer le prix 
Ici ou ailleurs tout c’que je sais 
C’est qu’on est en droit de choisir 
Je pars et Dieu seul sait où je vais 
Sûrement loin d’ici 
Je sais ce que j’y trouverai
Le meilleur comme le pire
Oh... oh... oh.........
Yeah...........
Comment vivre jour après jour 
Si on t’enseigne l’ignorance 
Il n’y a que les fusils en recours 
Face à la trop grande arrogance 
Le pays servant de beaux discours 
Pour larguer leurs bombes à outrance 
Je prie le ciel pour que vive l’espoir 
De voir un jour mon peuple se lever 
Pour le droit de vivre libre
Je sais que partout où j’irai
Faudra payer le prix 
Ici ou ailleurs tout c’que je sais 
C’est qu’on est en droit de choisir 
Je pars et Dieu seul sait où je vais 
Sûrement loin d’ici 
Je sais ce que j’y trouverai
Le meilleur comme le pire
(Nuttea)


1-     Que dénonce-t-on dans cette chanson ? Citez des mots de la chanson pour justifier votre
réponse.
2-     Comment comprenez-vous les paroles suivantes : « Je sais que partout où j’irai / Faudra payer le prix ».
3- Commentez au choix l’une de ces deux citations :
« Le voyage apprend la tolérance » (Benjamin Disraeli)
« Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour » (Stendhal)
 Donnez votre point de vue dans un texte argumenté de 100 à 120 mots.

mercredi 11 avril 2012

A tous... félicitations!

.....pour votre réussite aux examens!

dimanche 8 avril 2012

Elévation



Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins; 

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!

(Charles Baudelaire)





A tous...


mercredi 4 avril 2012

René Goscinny et Albert Uderzo


Comme tous les enfants qui allaient à l’école, à une certaine époque, René Goscinny et Albert Uderzo apprirent que : « chaque tribu gauloise était principalement composée d’un chef, d’un barde et d’un druide, et ces derniers possédaient à eux seuls la science infuse ». Cherchant « une nouvelle idée originale de conception bien française et qui pourrait intéresser les jeunes lecteurs français », raconte dans ses mémoires Albert Uderzo, les deux compères songèrent aux Gaulois, non encore utilisés dans la bande dessinée et imaginèrent que lors de l’occupation de ce qui deviendra notre pays par les légions de Jules César, un village, un seul résista.
Astérix était né et nul ne pouvait alors imaginer le formidable succès qui en allait découler. Si le nom de ce petit personnage qui a atteint une célébrité sans pareille est né du rapprochement avec l’astérisque, la petite étoile typographique, son choix a été également fondé sur le fait qu’il commençait par la première lettre de l’alphabet. Goscinny était ainsi « certain que le personnage sera cité parmi les premiers dans les encyclopédies de BD qui commencent à naître ». 
Lorsque l’on demandait aux auteurs s’ils pouvaient expliquer le succès d’Astérix, ils étaient bien en peine de répondre. La série sur l’indien Oumpah-Pah, née quasiment en même temps, n’a jamais atteint les mêmes chiffres. Et pourtant, ce dévoreur de pemmican accompagné de son « frère » Hubert de la Pâte Feuilletée est autant sympathique, sinon plus attachant.
L’indien Oumpah-Pah fut le premier personnage commun de Goscinny et Uderzo. « Ma rencontre avec Goscinny en1951 a été primordiale et décisive pour moi. C’était un génie de l’humour, le mot n’est pas trop fort. Il l’a prouvé tout au long de sa carrière, il le prouve encore aujourd’hui avec tout ce qu’il a laissé derrière lui. Il a régénéré et bouleversé toute la mièvrerie qui sévissait dans la bande dessinée dite humoristique », confie aujourd’hui Albert Uderzo.
 L’ébauche Oumpah-Pah, sur six pages, mettait en scène ce personnage, vivant dans une réserve indienne, au milieu de la vie moderne des Américains lambda. « On s’amuse vraiment à évoquer la condition de cette tribu qui conserve ses traditions et ses coutumes au milieu du monde moderne », se souvient Uderzo. Nul pourtant ne s’intéressa à ses aventures, ni en France, ni aux États-Unis et les deux nouveaux amis rangèrent les projets dans leurs cartons.
(d’après Bertrand Galimard Flavigny )

1- Comment est venue l’idée du personnage d’Astérix à Uderzo et Goscinny ?
2- Pourquoi ont-ils choisi ce nom d’Astérix ?
3- Qui est Oumpah-Pah ? Que racontent ses aventures ?
4- Uderzo et Goscinny ont-ils pu expliquer la différence de succès entre Astérix et Oumpah-Pah ?
5- Comment Goscinny a-t-il accompli une révolution culturelle dans le monde de la bande dessinée ?
6- Quels personnages de bandes dessinées connaissez-vous ? Donnez-en les principales caractéristiques.
7- Que préférez-vous lire : des romans ou des bandes dessinées ? Pourquoi ?
8-  Imaginez puis présentez un nouveau personnage de bande dessinée. Donnez-lui un nom et décrivez, en quelques phrases, le monde dans lequel il vit et quelles sont ses aventures. 

dimanche 1 avril 2012