vendredi 30 mars 2012
jeudi 29 mars 2012
Bienvenue ....
... aux amis de Yssingeaux qui sont arrivés hier soir. Ils vont passer une petite semaine chez nous. On est heureux de les accueillir et de partager nos activités (scolaires et pas seulement) avec eux.
Premier Jour : Accueil et visite de Santarcangelo
Libellés:
Activités au Lycée,
Séjour 2011,
Voeux
mardi 27 mars 2012
Le ciel est par-dessus le toit

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si beau, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte,
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
-Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse?
Paul Verlaine (Sagesse)
Verlaine - Le ciel est par-dessus le toit di litteratureaudio
jeudi 22 mars 2012
Tonino Guerra
![]() |
| Santarcangelo di Romagna le 16 mars 1920 Santarcangelo di Romagna le 21 mars 2012 |
La farfalla
Contento, proprio contento
sono stato molte volte nella vita
ma più di tutte quando
mi hanno liberato in Germania
che mi sono messo a guardare una farfalla
senza la voglia di mangiarla.
Amarcord
Lo so, lo so, lo so
che un uomo, a 50 anni,
ha sempre le mani pulite
e io me le lavo due o tre volte al giorno
ma è quando mi vedo le mani sporche
che io mi ricordo di quando
ero ragazzo
Contento, proprio contento
sono stato molte volte nella vita
ma più di tutte quando
mi hanno liberato in Germania
che mi sono messo a guardare una farfalla
senza la voglia di mangiarla.
Amarcord
Lo so, lo so, lo so
che un uomo, a 50 anni,
ha sempre le mani pulite
e io me le lavo due o tre volte al giorno
ma è quando mi vedo le mani sporche
che io mi ricordo di quando
ero ragazzo
I sacriféizi
Se mè ò studié
l'è stè par la mi ma,
ch'la fa una cròusa invéci de su nóm.
S'a cnòss tótt al zità
ch'u i è in chèva e' mònd,
l'è stè par la mi ma, ch'la n'à viazè.
E ir a l'ò purtèda t'un cafè
a fè du pas, ch'la n' vàid bèla piò lómm.
- Mitéiv disdài. Csa vléiv! Vléiv un bignè?
Se mè ò studié
l'è stè par la mi ma,
ch'la fa una cròusa invéci de su nóm.
S'a cnòss tótt al zità
ch'u i è in chèva e' mònd,
l'è stè par la mi ma, ch'la n'à viazè.
E ir a l'ò purtèda t'un cafè
a fè du pas, ch'la n' vàid bèla piò lómm.
- Mitéiv disdài. Csa vléiv! Vléiv un bignè?
I sacrifici
Se ho potuto studiare
lo devo a mia madre
che firma con una croce.
Se conosco tutte le città
che stanno in capo al mondo
è stato per mia madre, che non ha mai viaggiato.
leri l'ho portata in un caffè
a far due passi
perché quasi non ci vede più niente
- Sedetevi, qua. Cosa volete? Un bignè?
Se ho potuto studiare
lo devo a mia madre
che firma con una croce.
Se conosco tutte le città
che stanno in capo al mondo
è stato per mia madre, che non ha mai viaggiato.
leri l'ho portata in un caffè
a far due passi
perché quasi non ci vede più niente
- Sedetevi, qua. Cosa volete? Un bignè?
I bu
Andè a di acsè mi bu ch' i vaga véa,
che quèl chi à fat i à fat,
che adèss u s'èra préima se tratòur.
E' pianz e' cór ma tótt, ènca mu mè,
avdài ch'i à lavurè dal mièri d'an
e adès i à d'andè véa a tèsta basa
dri ma la córda lònga de mazèl.
Andè a di acsè mi bu ch' i vaga véa,
che quèl chi à fat i à fat,
che adèss u s'èra préima se tratòur.
E' pianz e' cór ma tótt, ènca mu mè,
avdài ch'i à lavurè dal mièri d'an
e adès i à d'andè véa a tèsta basa
dri ma la córda lònga de mazèl.
I buoi
Andate a dire ai buoi che vadano via
che il loro lavoro non ci serve più
che oggi si fa prima ad arare col trattore.
E poi commoviamoci pure a pensare
alla fatica che hanno fatto per migliaia d'anni
mentre eccoli lì che se ne vanno a testa bassa
dietro la corda lunga del macello.
Andate a dire ai buoi che vadano via
che il loro lavoro non ci serve più
che oggi si fa prima ad arare col trattore.
E poi commoviamoci pure a pensare
alla fatica che hanno fatto per migliaia d'anni
mentre eccoli lì che se ne vanno a testa bassa
dietro la corda lunga del macello.
jeudi 15 mars 2012
L’homme et sa planète
Hélène Renard : Que faut-il entendre par développement durable ? Je sais qu’il y a une définition officielle mais donnez-nous peut-être une définition simple.
Marcel Boiteux : La définition officielle dont je ne connais pas les termes exacts mais dont la philosophie est la suivante me paraît quand même assez bonne. C’est de dire : il faut que les hommes d’aujourd’hui vivent bien, certes, mais sans compromettre la vie des hommes de demain. Ce qui me paraît une présentation tout à fait raisonnable.
Hélène Renard : Oui, c’est raisonnable donc on s’étonne que ça n’existe pas, que ça ne se pratique pas. Parce que jusqu’à présent, il y a quand même des menaces qui pèsent sur demain.
Marcel Boiteux : Oui mais il faut penser que le problème est relativement récent parce que pendant très longtemps, la terre est apparue tellement immense à l’humanité qu’on ne pensait pas du tout qu’il puisse y avoir une limitation quelconque. La terre paraissait immense donc on pouvait toujours trouver plus loin ce qui vous manquait ; l’atmosphère paraissait gigantesque et personne n’aurait eu l’idée qu’en émettant des gaz plus ou moins fâcheux, on risquait de remettre en cause l’équilibre naturel de la terre.
Donc, il y a à peine un demi-siècle que cette prise de conscience devient un peu prégnante. Avant, il y avait quelques personnes qui y avaient songé de façon un peu théorique mais on ne le savait pas, on ne se rendait pas compte.
Hélène Renard : Donc le développement durable prône un équilibre entre les différentes formes de progrès.
Marcel Boiteux : Le développement durable n’est pas seulement une dimension environnementale, comme trop souvent on tend à le laisser penser. En réalité, il s’agit de concilier le développement économique qui était souvent mené par des entreprises menant leurs affaires de façon assez égoïste. Et puis l’aspect social, car des gens riches mais malheureux, enfin quelques gens riches et beaucoup de malheureux, ce n’est pas non plus un développement souhaitable. Donc un équilibre entre l’économique et le social et en même temps, dès lors que la terre voyait ses ressources limitées par rapport aux besoins et aux projets des hommes, le problème de l’environnement. Et donc, le développement durable organise un développement qui concilie, qui apparie en quelque sorte, le développement économique, le développement social et le développement environnemental, de telle manière qu’aucune de ces préoccupations n’étouffe les deux autres.
Marcel Boiteux est président de l’Académie des sciences morales et politiques.
Il est président d’honneur d’EDF
Il est président d’honneur d’EDF
1- D’après Marcel Boiteux, quel est le principe du développement durable ?
2- Pourquoi ne s’intéresse-t-on à cette notion que depuis une cinquantaine d’années ?
3- Quels sont les trois domaines ou aspects pris en compte dans l’analyse du « développement durable » ?
4- D’après l’article , donnez une définition de ce qu’on appelle le « développement durable ».
5-Quels sont, d’après vous, les plus grands dangers écologiques qui menacent la Terre aujourd’hui ? Quelles en sont les causes ?
6- À votre avis, peut-on concilier avec succès développement économique, développement social et environnement ?
Libellés:
Article de presse,
Questionnaires
jeudi 8 mars 2012
Journée internationale de la femme 2012
Message de Michelle Bachelet Directrice exécutive d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2012
A l’occasion de la Journée internationale de la femme, je me joins aux femmes du monde entier qui luttent en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de l’égalité. Le sens de cette mission me conduit, tout comme des millions de personnes à travers le monde, à rechercher la justice et l’inclusion. En repensant à la première année d’existence d’ONU Femmes, j’exprime ma reconnaissance à tous les individus, gouvernements et organisations qui travaillent en faveur de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes. Je vous assure de ma totale détermination à poursuivre nos avancées.
La création d’ONU Femmes a coïncidé avec des changements profonds dans notre monde, de la montée des mouvements de protestation contre les inégalités aux soulèvements en faveur de la liberté et de la démocratie dans le monde arabe. Ces événements ont renforcé ma conviction qu’un avenir durable n’est possible que si les femmes, les hommes et les jeunes bénéficient ensemble de l’égalité.
L’égalité dépend de chacun d’entre nous : du gouvernement qui réforme ses lois, jusqu’à l’entreprise qui offre un travail décent ainsi que l’égalité des salaires, en passant par les parents qui enseignent à leur fille et fils que tous les êtres humains doivent être traités de manière équitable.
Au cours du siècle passé, depuis la célébration de la première Journée internationale de la femme, nous avons été témoins de transformations importantes aux niveaux des droits juridiques des femmes, de leurs réalisations sur le plan de l’éducation et de leur participation à la vie publique. Dans toutes les régions, les pays ont renforcé les droits juridiques des femmes. Ces dernières ont effectué de grandes avancées. Davantage de femmes occupent des postes à responsabilités au niveau politique et dans le monde des affaires, davantage de filles vont à l’école, et davantage de femmes survivent aux accouchements et ont la possibilité de planifier leur famille.
Pourtant, si d’extraordinaires progrès ont été réalisés, aucun pays ne peut prétendre avoir entièrement éliminé la discrimination fondée sur le sexe. Cette inégalité transparaît dans les écarts de rémunération et l’inégalité des chances entre les sexes, dans la faible représentation des femmes aux postes de direction de la fonction publique et du secteur privé, dans le mariage d’enfants et la disparition des filles en raison de la préférence pour les garçons, et dans la poursuite de la violence contre les femmes sous toutes ses formes.
C’est dans les zones rurales que les disparités et les obstacles auxquels sont confrontées les femmes et les filles sont les plus importants. Une personne sur quatre dans le monde est une femme ou une fille rurale. Ces dernières travaillent de longues heures pour des salaires réduits voire presque rien, et produisent une large part des cultures vivrières, notamment dans le cadre de l’agriculture de subsistance. Elles sont agricultrices, entrepreneuses et dirigeantes, et leurs contributions permettent de soutenir leurs familles, communautés, nations et chacun d’entre nous.
Elles n’en sont pas moins confrontées aux pires inégalités au niveau de l’accès aux services sociaux et aux terres, ainsi qu’aux autres actifs productifs. Et cela les prive et prive le monde de la réalisation de leur plein potentiel, ce qui m’amène au point principal de cette Journée internationale de la femme. Aucune solution durable aux changements majeurs qui se produisent à l’heure actuelle – depuis les changements climatiques jusqu’à l’instabilité politique et économique – ne peut être trouvée sans la pleine autonomisation et participation des femmes à travers le monde. Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre de laisser les femmes de côté.
La pleine et égale participation des femmes sur le plan politique et économique est fondamentale pour la démocratie et la justice, que les peuples appellent de leurs vœux. L’égalité des droits et des chances sous-tend des économies et des sociétés solides.
Le fait d’assurer aux agricultrices un accès égal aux ressources permettrait de réduire de 100 à 150 millions le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde. Le fait d’assurer aux femmes un revenu, les droits à la propriété foncière et des possibilités de crédit permettrait de faire diminuer le nombre d’enfants souffrant de malnutrition. Les études montrent une corrélation positive entre des niveaux élevés d’égalité des sexes et le produit national brut par habitant. Ouvrir les opportunités économiques aux femmes permettrait d’augmenter la croissance économique et de réduire la pauvreté de manière significative.
Le moment est venu.
Chaque être humain a le droit de vivre dans la paix et la dignité. Chaque être humain a le droit de forger son propre avenir et celui de son pays. Cet appel à l’égalité, je l’entends où que j’aille. C’est pour cette raison qu’ONU Femmes mettra un accent particulier, cette année, sur la promotion de l’autonomisation économique des femmes ainsi que sur leur participation politique et leur leadership. Nous nous réjouissons à l’avance de poursuivre notre solide partenariat avec les femmes, les hommes et les jeunes ainsi qu’avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé.
Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la femme, réaffirmons notre engagement en faveur des droits des femmes, et avançons avec courage et détermination. Luttons en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de la valeur inhérente à chaque être humain, et de l’égalité des droits des hommes et des femmes.
Libellés:
Actualité,
Article de presse,
Voeux
lundi 5 mars 2012
Etre Journaliste
Jacques Paugam : Qu’est-ce qui vous paraît essentiel à dire, François d’Orcival, sur votre domaine d’activité aujourd’hui, retenons donc le journalisme et la presse ?
François d’Orcival : Ce qui me frappe, c’est que dans ce métier, naturellement, beaucoup de choses ont évolué : évolué les supports, évolué les techniques de rédaction, évolué la fabrication des journaux comme des articles, etc. Ce qui subsiste, c’est toujours le talent et j’ai des confrères jeunes aujourd’hui qui sont des garçons et des filles de grand talent.
Ce qui me frappe aussi, c’est le grand danger du conformisme. Cela existait autrefois. Je trouve que c’est encore plus fort aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans une société, une époque, où vous n’avez pas les mêmes conflits extrêmes du point de vue des idéologies, de la société, des conflits qui peuvent aller jusqu’à des oppositions extrêmement fortes parfois, passionnées, violentes, que pouvaient être les oppositions que nous avons traversées et vécues avec le communisme et l’anticommunisme, avec les Américains, le Vietnam, etc. Donc, aujourd’hui, une société plus apaisée, mais de sorte que le conformisme est bien plus répandu. Et je trouve que, pour ce qui est des jeunes gens notamment, il y a là un danger évident de répéter ce que les autres disent, de ce que les autres pensent, de ce que les autres formulent et cette répétition dans le conformisme est encore aggravée par l’existence d’Internet. Internet fournit une matière sans limites. C’est un trésor absolument extraordinaire. La preuve, c’est que nous travaillons en ce moment même pour un site Internet et donc une diffusion par Internet. Et en même temps, cet Internet étant justement cette source inépuisable, la tentation de tout copier, de s’inspirer de ce que l’on trouve dans la corbeille, est très grande et très dangereuse. J’ajoute que l’Internet, les blogs, le journalisme entre guillemets citoyen a pour conséquence que tout le monde se croit journaliste, tout le monde s’estime en mesure d’épancher ses humeurs sur Internet, avec cette circonstance aggravante que l’on peut signer de manière anonyme ou que l’on peut signer n’importe quoi et donc déverser, toujours sur cette immense toile, des cris, des humeurs, des passions, totalement déconnectés de la réalité du jugement, de la maturité, d’une réflexion saine sur les évènements d’actualité.
François d’Orcival est directeur de presse, chroniqueur régulier au Figaro Magazine, et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 2008. Journaliste de formation, intervenant tant dans la presse écrite qu’à la télévision, François d’Orcival est aussi passionné d’histoire.
1- Quels sont les points essentiels soulignés par François d’Orcival en ce qui concerne l’évolution de son domaine d’activité : le journalisme ?
2- Selon François D’Orcival, quel danger menace les jeunes journalistes aujourd’hui ?
3- Quel est le rôle joué par les idéologies aujourd’hui ?
4- Quel paradoxe est mis en évidence dans cette interview à propos d’Internet ?
5- Quelle critique François d’Orcival adresse-t-il à ce qu’on appelle communément le « journaliste citoyen » ?
6- La société actuelle est-elle, selon vous, plus uniforme, plus conformiste qu’auparavant ?
7- Les informations délivrées sur l’Internet par des journalistes non professionnels sont-elles, selon vous, de nature à se substituer au travail du journaliste ?
Libellés:
Article de presse,
Questionnaires
Inscription à :
Articles (Atom)













