mercredi 29 décembre 2010

jeudi 23 décembre 2010

C'est Noel tous les jours




C'est Noël chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant
C'est Noël chaque fois qu'on dépose les armes et chaque fois qu'on s'entend
C'est Noël chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre les mains
C'est Noël chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin
C'est Noël sur la terre chaque jour
Car Noël, mon frère, c'est l'Amour

C'est Noël quand nos cœurs oubliant les offenses sont vraiment fraternels
C'est Noël quand enfin se lève l'espérance d'un amour plus réel
C'est Noël quand soudain se taisent les mensonges faisant place au bonheur
C'est Noël dans les yeux du pauvre qu'on visite sur son lit d'hôpital
C'est Noël dans le cœur de tous ceux qu'on invite pour un bonheur normal
C'est Noël dans les mains de celui qui partage aujourd'hui notre pain
C'est Noël quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim
C'est Noël sur la terre chaque jour
Car Noël, mon frère, c'est l'Amour
(Odette Vercruysse)



jeudi 16 décembre 2010

Hier...à Florence



MERCI
à tous les étudiants qui ont participé à ce projet !

dimanche 12 décembre 2010

Le petit prince et le renard



(…)


C'est alors qu'apparut le renard :
- Bonjour dit le Renard.
- Bonjour répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien ...
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince, je suis tellement triste ...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah ! Pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta
- Qu'est-ce que ça signifie "apprivoisé" ? ..
...
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens"
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à 100.000 petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à 100.000 renards. Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde ... Si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique ... s'il te plaît, apprivoise-moi ! dit-il
- Que faut-il faire ? dit le petit prince
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près.
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eut mieux valu revenir à la même heure, dit le renard ... si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur ... il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures
...
- Adieu dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. ... Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé"
Est-il possible de mieux le dire ?

(Antoine de Saint-Exupéry « Le petit prince »)

L' amitié




Les amis c'est essentiel !


Il y a les copains qu'on croise de temps de temps, et puis les copains de toujours, la bande qui a tenu le coup, avec qui on chante Brassens et "Les copains d'abord". Si l'amitié est une valeur sûre, il faut savoir l'apprivoiser, l'entretenir. Alors comment se faire des amis ? Que faire pour les conserver ?

Comment se faire des amis ?

Pas facile parfois de se faire des amis lorsque l'on est timide, que l'on arrive dans une nouvelle ville ou que l'on démarre un nouveau travail. Mais quelques conseils peuvent vous aider à tisser des liens durables.
Selon certains sondages, pratiquement 100 % des personnes estiment l’amitié importante pour leur plaisir et leur équilibre personnel. (…)Synonyme de communication, d’entraide, de fidélité ou encore de complicité, l’amitié contribue à la construction de la personnalité de chacun, et constitue un vrai rempart à la solitude, ce qui la rend d’autant plus capitale.

Soyez à l’écoute des autres !

Que faire quand l’amitié manque à votre quotidien ? ( …) Tout d’abord, ne restez pas seul chez vous, sortez, baladez-vous, développez vos activités. Les associations et autres clubs sportifs regorgent de personnes qui n’aspirent qu’à se rencontrer. Une fois cette première étape franchie, à vous de jouer. Suivez quelques règles de communication de base : souvenez-vous du prénom des personnes que vous rencontrez, évitez de critiquer, complimentez plutôt, et, surtout, écoutez l’autre vous parler de lui, vous en apprendrez beaucoup.

Faites le premier pas !

L’important est d’être positif, souriant et accueillant. (…)Faites le premier pas : des rencontres vous pouvez en faire partout, le plus délicat est de les développer et les entretenir.
Pour cela, ayez confiance en vous, si vous avez eu un bon contact au départ, la personne aura envie de vous revoir. N’hésitez pas à lancer des invitations. ( …) Essayez de vous demander aussi ce que vous attendez d’une relation amicale. Si vous êtes au clair dès le départ avec vos envies et désirs, elle n’en sera que meilleure. Ce n’est pas en étant trop exigeant, que vous donnerez aux autres l’envie de venir vous voir et se confier à vous. Soyez souples et ouverts. Ayez confiance en vous et en l’autre, et sachez entretenir la flamme de l’amitié.
C’est ainsi que, sans vous en rendre compte, vous pourrez progressivement élargir votre réseau amical et vous faire de vrais amis.

Entretenir l'amitié
Avoir des amis, c'est bien, les garder, c'est mieux ! Comment renouer avec des amis perdus de vue ? Peut-on conserver ses amis d'enfance toute sa vie ? Les nouveaux moyens de communication peuvent-ils entretenir l'amitié ?

L’ami d’enfance : un lien unique

Avec lui ou elle, il n’y a pas de tabou, pas de secret. On se connaît depuis si longtemps. L’ami(e) d’enfance est parfois plus qu’un frère. Le point sur ce lien unique qui se moque du temps et de la distance.
(…) L’enfance se révèle un moment privilégié pour rencontrer des amis. Si le nombre d’opportunités est important, le choix d’un ami d’enfance n’est ni anodin, ni fantasque.

Construire sa personnalité

"Son rôle est fondamental dans la structuration de la personnalité", affirme Jacques Fradin, psycho-analyste. La notion d’ami d’enfance dépasse de loin la fratrie biologique. Car si on ne choisit pas sa famille, on "élit" un ami d’enfance. "En affirmant ce choix, l’enfant s’assume", souligne Jacques Fradin. La vertu principale de l’ami d’enfance est donc de développer l’autonomie. La relation au père ou la mère, à elle seule, ne donne pas une vision assez globale des autres. Un enfant qui ne sort pas de sa famille assez tôt, peut connaître des difficultés sociales. L’ami, ce compagnon de jeu privilégié, va donc initier des relations actives avec la société. Et complexifier notre vision du monde (…).

Au-delà du temps et de la distance

Il arrive aussi que l’éternel ami d’enfance soit mis hors-jeu, à l’occasion d’un événement : un mariage, un déménagement ou un nouveau métier. (…) "Au fur et à mesure que nous grandissons, les différences s’affirment. La promotion sociale est souvent une cause de rupture", explique Jacques Fradin. Pour d’autres cette fraternité dure toute une vie, comme si ce lien se jouait de l’espace et du temps. (…) Nul doute qu’on entretient avec un ami d’enfance une relation qui peut évoluer avec le temps. Car l’affectivité est souvent laissée de côté dans les relations adultes, sauf avec un ami d’enfance. En clair, dans les relations qui prennent racines dans l’enfance, l’atout est affectif, mais le devenir est intelligent.

(Catherine Maillard – Doctissimo )




Les mots de l'amitié


Abnégation, aide, affection, affinité,  alliance, appui, attachement, bienveillance, camaraderie, collaboration, complicité, compréhension, confiance , consolation, désintéressement, dévouement , entente, entraide, estime,  familiarité, fidélité, fréquentation,  fraternité, générosité,  harmonie, honnêteté , intimité, lien, loyauté, renoncement,  sacrifice, secours, sincérité,  solidarité, soulagement, soutien, sympathie, tolérance, tendresse, zèle.

samedi 4 décembre 2010

Les ados....aujourd'hui

(…)Les adolescents d'aujourd'hui sont très différents de la génération qui les précède (celle de leurs parents), et aussi très différents de celle de leurs "grands-frères" qu'on a appelé la bof-génération et qui a aujourd'hui près de trente ans.


C'est une génération très sociable : la communication avec les copains n'a jamais été aussi facile. Il y a bien sûr les téléphones portables, les messageries instantanées sur Internet mais aussi tout le temps passé entre eux. Combien de temps passent les adolescents avec leur famille ? de moins en moins. Ils vont et viennent très librement, que les parents le veuillent ou non. Essayez de retenir chez lui contre son gré un enfant de 15 ans, c'est presque mission impossible, à moins d'en venir aux mains – solution dont le parent n'est pas sûr de sortir gagnant ! La légitimité invoquée, c'est que si les copains se retrouvent à tel ou tel rendez-vous, il n'est pas question que je n'en sois pas ! Ils sont passionnés par leurs copains, par leur génération, leurs systèmes de valeurs, leurs codes de conduite, leurs codes vestimentaires, les objets emblématiques qu'il faut posséder d'une manière ou d'une autre etc… Cette façon d'être n'était qu'en surface pour les générations précédentes, aujourd'hui elle prend toute son ampleur et son importance grâce aux moyens de communications faciles et au temps passé ensemble. L'enfant isolé n'existe plus, il doit faire un effort surhumain, mais il lui faut s'intégrer coûte que coûte. On l'a bien vu avec l'ostracisme constaté dans les cours de récréation des collèges vis-à-vis de ceux qui ne portent pas la panoplie obligatoire eastpak + nike.

Cette façon de fonctionner n'est pas l'apanage des cités. Elle existe partout, même dans les collèges huppés. Les cités offrent simplement une particularité qui donne une ampleur supplémentaire au phénomène : tous les copains habitent dans un rayon de quelques centaines de mètres. Encore plus facile donc, de se voir en permanence… et qu'est-ce qu'on pourrait bien faire ce soir ensemble ?

C'est là que réside la grande nouveauté de l'adolescence d'aujourd'hui, mais elle se combine avec un autre facteur qui existe déjà depuis une bonne quinzaine d'années : l'affaiblissement de l'autorité et des hiérarchies. Le rapprochement opéré entre les générations par les suites du séisme soixante-huitard atteint un paroxysme. Les parents n'ont plus la possibilité d'imposer une distance avec leurs enfants, distance nécessaire pourtant à l'acceptation de l'autorité. D’après l’ensemble de la société, le bon parent se doit de communiquer avec son enfant, et l'enfant comprend : le bon parent doit accepter la contradiction, la négociation et la voix au chapitre qu'il revendique en permanence, pour tout ce qui se passe à la maison, que ça le concerne directement ou non d'ailleurs ! Tout parent, même le plus appliqué, le plus impliqué dans sa mission parentale, est démuni en face de cela. Il est disqualifié systématiquement lorsqu'il n'est pas politiquement correct ; une sorte d'éducation-modèle est promue par la société : est bon parent celui qui n'impose pas à ses enfants trop de choses, tout en offrant un cadre rassurant pour son épanouissement, qui s'intéresse aux résultats scolaires, mais sans leur donner trop d'importance etc… Ainsi, il est vu comme admissible qu'un parent interdise les sorties la veille des contrôles scolaires, mais un parent qui prive son adolescent d'une fête pour mauvais résultats scolaires ou pour insolence caractérisée est considéré comme une version moderne de Folcoche. En clair, les parents n'ont plus la possibilité d'imposer leur vision personnelle de l'éducation. Tout leur mode de vie, toutes leurs décisions, sont scannés par le politiquement correct. On lui demande de "se remettre en cause"… Lorsque le parent insiste malgré tout, la conséquence se voit au niveau de l'enfant qui se transforme en écorché vif, victime d'une injustice insupportable et là, la réaction de colère prend toutes les formes, même les plus extrêmes. Bien sûr, puisque la société le conforte et l'encourage dans ses révoltes…

Après avoir recherché dans les problèmes de chômage, d'urbanisation pathogène, on pointe maintenant du doigt, une fois de plus les parents. Ça devient fatigant, car cette société qui n'éduque pas des adolescents d'aujourd'hui parle de quelque-chose qu'elle ne connaît pas. Les adolescents ont changé, la société a transformé les conditions de l'autorité : que celui qui critique les parents vienne prendre leur place une semaine, qu'on le voit à l'œuvre !

Comment être parent sereinement aujourd'hui ? Tout vous disqualifie, jusqu'à la menace de suppression des allocations familiales ! ainsi les parents sont tellement bien considérés qu'on estime que leur supprimer une centaine d'euros par mois va leur donner une douche froide qui va les pousser à faire des gros yeux efficaces à leurs enfants. Quelle considération on leur porte ! Le montant pathétiquement ridicule de ces allocations familiales en est d'ailleurs la preuve. Et les menaces de les supprimer raisonnent comme une marque de mépris particulièrement insultante.

L'adolescence est un période très dure à vivre, aujourd'hui, pour les parents ; ils ont besoin de soutien pour donner à leurs enfants les éléments nécessaires à leur future vie d'adulte. L'adolescence est une période très dure aussi pour l'enfant. Beaucoup de souffrances se vivent au sein des familles, il est temps que la société s'en aperçoive et propose son aide au lieu d'accuser sans savoir.

(article paru dans La famille en Europe (2005) par Béatrice Stella )